Président et vice-président du conseil d’administration de la coopérative d’habitation La Passerelle, Michel Benoit et René Marois présenteront les détails du projet à l’occasion de deux rencontres d’information le 20 août prochain dans les locaux du club d’âge d’or Princesse, rue York.
Président et vice-président du conseil d’administration de la coopérative d’habitation La Passerelle, Michel Benoit et René Marois présenteront les détails du projet à l’occasion de deux rencontres d’information le 20 août prochain dans les locaux du club d’âge d’or Princesse, rue York.

Coopérative d’habitation La Passerelle: le projet franchit de nouvelles étapes

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le projet de coopérative d’habitation La Passerelle à Granby semble finalement prêt à voir le jour. Les premiers locataires devraient pouvoir emménager à l’été 2021, avance le président du conseil d’administration, Michel Benoit. D’ici là, deux rencontres d’information sont prévues le mois prochain.

Ces rencontres permettront de présenter à la population les détails du projet, qui entraîne un investissement de 8 millions de dollars. La Passerelle est appelée à se déployer à l’angle des rues Robitaille et Neil. La construction de deux immeubles totalisant 40 unités de logement est planifiée dans une première phase.

La moitié des logements est réservée aux personnes âgées de 65 ans et plus à faible ou modeste revenu, autonome ou en légère perte d’autonomie, tandis que l’autre moitié sera dédiée aux personnes de 75 ans et plus. Des espaces communs, dont une salle à manger, une salle multifonctionnelle et des jardins, sont inclus dans le projet.

La majorité du financement provient d’instances gouvernementales par le biais de subventions et d’une garantie d’hypothèque, mais quelques partenaires locaux dont la Ville de Granby et la MRC de la Haute-Yamaska y participent également, relève Michel Benoit. La contribution financière de la Ville dans ce projet atteint 742 000 $.

Preuve que le projet franchit des étapes, l’ouverture des soumissions pour la construction a été réalisée le 14 juillet dernier. « La coop a fait ce qu’elle avait à faire. Présentement, les instances gouvernementales sont en train de valider tout ça. On a bon espoir d’avoir le feu vert en septembre. L’objectif du conseil d’administration, c’est de livrer ça pour le milieu de l’été 2021 », souligne M. Benoit.

La Passerelle est appelée à se déployer à l’angle des rues Robitaille et Neil. La construction de deux immeubles totalisant 40 unités de logement est planifiée dans une première phase.

Milieu de vie

Détail : La Passerelle n’est pas une résidence pour aînés avec des besoins particuliers en santé. Elle n’offre aucun soin. La coopérative souhaite offrir un logement abordable, mais, surtout, un milieu de vie à ses membres locataires. Ceux-ci devront ainsi partager des valeurs d’entraide et d’implication afin de contribuer au dynamisme de l’endroit, explique le président du conseil d’administration.

« C’est une coopérative de solidarité dans le domaine de l’habitation. Ce n’est pas parce qu’une personne demande un logement qu’elle va l’avoir. Un comité aura pour mandat de sélectionner les membres de la coopérative qui offriront la meilleure chance de réussite à ce milieu de vie », dit Michel Benoit.

Rencontres d’information

L’ensemble des informations sera présenté le 20 août prochain, à l’occasion de deux rencontres tenues, l’une à 13 h 30 et l’autre à 19 h, au 405, rue York, dans les locaux du club d’âge d’or Princesse, note le vice-président du CA, René Marois. Les participants devront porter un masque. Le tout se déroulera dans le respect des règles sanitaires, ajoute-t-il.

Si le nombre de participants est élevé, cela pourrait démontrer un intérêt pour une éventuelle phase deux, relève M. Marois. Le terrain est suffisamment grand pour permettre l’ajout d’unités de logement.

Chose certaine, les membres du conseil d’administration qui pilotent ce projet ont su faire preuve de résilience, car les embûches se sont faites nombreuses au fil des ans. Ils auraient pu lancer la serviette à quelques reprises, alors que les démarches ont été lancées en 2011.

Trouver le terrain approprié a été particulièrement ardu, souligne René Marois.

L’objectif à atteindre motive cependant Michel Benoit. « Quand les bâtisses seront là, un nouveau conseil d’administration composé au deux tiers des résidants sera mis en place. C’est un projet qui m’emballe parce que ce sont nos aînés qui ont contribué à la qualité de vie qu’on a à Granby. Et je trouve qu’ils sont un peu laissés pour compte dans notre société. Souvent, on amène nos solutions à leurs problèmes. Mais la coopérative met en place une infrastructure qu’ils pourront utiliser à leur convenance », fait-il valoir.