André Fournier et Diane Perron, du conseil d’administration de la coop d’habitation pour aînés.

Coop pour aînés à Bromont: le projet franchit une étape cruciale

Le projet de coop d’habitation pour aînés de Bromont avance rondement. Les membres du conseil d’administration de l’OBNL ont récemment conclu une entente avec le promoteur du projet Samara pour l’achat d’un terrain sur le vaste site près du Centre national de cyclisme, aux abords de la route 241. Le dossier sera donc soumis sous peu à l’approbation de la Société d’habitation du Québec (SHQ).

Depuis les balbutiements du projet, en 2017, baptisé Espace bromontois - coop de solidarité, le groupe qui le chapeaute multiplie les démarches pour trouver le meilleur emplacement à Bromont. C’est maintenant chose faite, se réjouit Diane Perron, membre du conseil d’administration. 

« Je crois qu’on a vraiment trouvé l’endroit idéal dans le projet Samara. C’est la clé qui ouvre la porte pour continuer à avancer », a-t-elle imagé en entrevue.

La coop d’habitation s’articule autour d’un immeuble de 30 logements. Du nombre, 15 seront dédiés à une clientèle ayant un revenu modique, tandis que l’autre moitié pourra être louée par des gens dont les revenus sont « dans la moyenne ».

Notons que le coût des loyers devra se situer dans une fourchette comprise entre 75 % et 95 % du prix médian dans la région. De plus, les citoyens de Bromont seront privilégiés en tant que locataires.

L’immeuble de la coop doit être intégré dans un vaste ensemble résidentiel. Les promoteurs comptent, entre autres, ériger sur le site de 41 hectares près de 600 unités d’habitation, ainsi qu’une école secondaire privée. Le terrain ciblé pour Espace bromontois serait tout près de l’établissement d’enseignement.

Le budget est estimé à 6 millions de dollars. Le conseil d’administration planifie que 40 % de cette somme proviendrait de la SHQ, tandis que 35 % du montant global serait assumé par les locataires. La portion restante (25 %) doit être bouclée grâce à l’apport financier de gens de la communauté, a spécifié André Fournier, président du CA. 

Échéancier

Jusqu’ici, plus d’une cinquantaine de personnes ont remis des lettres d’intention pour devenir locataires au sein de la coop, un des critères pour que l’initiative se concrétise. Afin de passer à une étape suivante, ceux qui pilotent le projet doivent démontrer à la SHQ que ce dernier répond à un réel besoin à Bromont pour les gens de 65 ans et plus. Ce qu’a confirmé une récente étude de marché, a indiqué M. Fournier.

Le dossier de la coop doit être déposé à la SHQ d’ici la fin février. « On s’attend à une réponse de sa part d’ici environ deux à trois mois », a fait valoir le président du CA. Si tout se déroule comme prévu, la première pelletée de terre pourrait avoir lieu dès l’automne prochain.

Partenariat

Diane Perron est d’avis que l’intégration de la coop d’habitation à même un vaste ensemble résidentiel cadre parfaitement avec l’essence du projet. « Avec une coop, on recherche la mixité sociale. On veut que se côtoient des personnes âgées, des familles, des couples, des étudiants et même des athlètes qui iront s’entraîner au Centre national de cyclisme », a-t-elle mentionné.

Selon Mme Perron, l’étude de marché démontre que le projet de coop répond à plusieurs critères de la politique familiale de Bromont. Parmi ces points, notons le fait de contrer l’isolement, de permettre l’accessibilité à des logements abordables, de maintenir un réseau social et de favoriser le sentiment d’inclusion.

Le partage d’infrastructures fait par ailleurs partie du projet de coop. C’est le cas de la cuisine, qui pourrait également servir au Centre Marguerite-Dubois et à la future école secondaire pour sa cafétéria. « On a bien hâte de voir ce que la SHQ pense de cette option », a indiqué M. Fournier. 

« C’est une opportunité que les gens se regroupent autour d’un projet commun, a renchéri Diane Perron. C’est définitivement une approche innovante. »