Le maire de Farnham, Patrick Melchior, estime que la hausse des coûts reliés à la construction d’un réservoir de captage des eaux de rejet de lavage à la station de filtration est «énorme».

Construction d’un réservoir à Farnham: les coûts explosent

La construction d’un réservoir pour capter les eaux de rejet de lavage à la station de filtration de Farnham coûtera beaucoup plus cher que prévu. La dépense initiale de 951 100 $ a presque doublé. La facture s’élève maintenant à plus de 1,7 million de dollars. Une situation que dénonce le maire Patrick Melchior.

« C’est énorme ! », a-t-il qualifié lundi soir lorsque le point à l’ordre du jour a été abordé. « Tout coûte de plus en plus cher. Tout ce qu’on avait budgété a été plus élevé », a-t-il ajouté, visiblement mécontent de la situation.

La construction d’un tel réservoir, rappelons-le, est nécessaire afin de respecter les normes du ministère de l’Environnement du Canada. Des inspections réalisées en 2017 ont démontré que les eaux utilisées pour le nettoyage des filtres de l’usine étaient rejetées dans la rivière Yamaska.

« L’infraction est qu’on rejetait de l’eau chlorée dans la rivière et on ne peut pas rejeter une substance qui peut être nocive pour la faune ou la flore. Mais l’eau de lavage des filtres, c’est de l’eau qu’on prend de notre réserve chlorée », avait expliqué Alain Baril, directeur du Service de traitement des eaux à la Ville de Farnham, dans un article publié dans La Voix de l’Est en décembre 2018.

Un réservoir de captage des eaux de rejet de lavage pouvant contenir un volume d’environ 230 mètres cubes doit donc être construit à la station de filtration, sur le terrain adjacent. Ainsi, les eaux ne seront plus rejetées dans la rivière, mais plutôt traitées dans l’usine.

Un premier règlement d’emprunt de 951 100 $ a été adopté à la fin de 2018 et a par la suite obtenu l’approbation du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. Or, les coûts ont explosé depuis et la facture grimpe maintenant à 1 710 394 $.

« J’en appelle à nos gouvernements. Ils devront nous aider par le pacte fiscal ou par d’autres programmes, estime le maire Melchior. On veut répondre aux normes imposées par les gouvernements, mais il faudra nous aider financièrement. »

M. Melchior ne souhaite pas que le compte de taxes des contribuables en fasse les frais.

Une modification au règlement décrétant désormais un emprunt supplémentaire de 759 294 $ a été adoptée à la séance du conseil municipal. La résolution prévoit donc l’emprunt initial de 951 100 $, mais aussi l’emprunt additionnel. Le règlement devra à nouveau obtenir une approbation ministérielle.

Aucune date n’a été avancée pour l’instant, mais les travaux devraient être réalisés en 2020.