La distanciation entre les élèves est plus difficile à faire respecter dans les cours d’école, mais jusqu’à présent et comme pour le printemps dernier, aucun cas de COVID-19 n’a été décelé chez les étudiants et membres du personnel de Val-des-Cerfs.
La distanciation entre les élèves est plus difficile à faire respecter dans les cours d’école, mais jusqu’à présent et comme pour le printemps dernier, aucun cas de COVID-19 n’a été décelé chez les étudiants et membres du personnel de Val-des-Cerfs.

Consignes sanitaires à l’école: «Les enfants s’adaptent rapidement»

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
On le voit dans les cours d’école, la distanciation entre élèves est difficile à respecter. Mais le portrait est plus encourageant à l’intérieur, assure le directeur général du centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine, qui ne rapporte aucun cas de COVID-19 jusqu'à maintenant.

«Les enfants s’adaptent rapidement», indique-t-il au sujet des règles sanitaires à respecter en classe et dans les corridors. D’autant plus qu’au primaire, les élèves ont eu droit à «une pratique» au printemps dernier. Pas au secondaire, où «il faut travailler un peu plus» pour faire respecter la distance dans les couloirs.

«Pour moi, ce n’est qu’une question de temps, dit le DG. La routine va se mettre en place et les équipes-écoles rappellent les consignes.»

Quant aux regroupements extérieurs, «c’est un enjeu sur lequel nous travaillons», dit la coordonnatrice aux communications Paméla Blouin. «Nous n’excluons pas de nous repencher sur cet enjeu avec nos directions d’établissement si la situation persiste pour mettre en place d’autres solutions.»

L’achalandage accru aux lavabos pose également problème au primaire, précise M. Racine, et cause des retards dans les déplacements. Il songe à modifier les horaires de récréation et alterner les fréquents lavages de main avec l’utilisation de gel désinfectant pour remédier à la situation.

Jusqu’à présent et comme pour le printemps dernier, aucun cas de COVID-19 n’a été décelé chez les élèves et membres du personnel de Val-des-Cerfs. «Je touche du bois!, dit M. Racine. Ça démontre que les mesures qu’on a mises en place fonctionnent.»

«Pour moi, ce n’est qu’une question de temps» avant que les consignes soient toutes bien respectées, dit le DG du centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine. «La routine va se mettre en place.»

Temps de conciergerie

Ces mesures ont par ailleurs consisté en l’ajout de 40 % du «temps de conciergerie», soit l’embauche d’ouvriers d’entretien supplémentaires et la bonification des tâches de ceux qui étaient déjà en place.

Car ils ont fort à faire: toutes les surfaces que les gens peuvent toucher — poignées de porte, rampes d’escalier, tables, comptoirs et éléments de salle de bain — doivent être désinfectées «presque en continu». La collaboration des élèves et employés est aussi demandée.

Au printemps dernier, le centre de services scolaires a acheté pour 3 M$ de gants, masques, visières, blouses et gel désinfectant. Des appareils permettant de désinfecter rapidement les laboratoires de science ont également fait leur apparition dans chaque école secondaire.

Côté sport, Eric Racine espère lui aussi que les activités parascolaires et les programmes de sport-étude puissent bientôt reprendre dans une certaine normalité. «Ces activités permettent aux élèves de se changer les idées et ça aide à la motivation. Donc, oui [le délai de deux semaines imposé par la Santé publique] est un peu problématique. En sport-étude, deux semaines sans sport, c’est long.»

Il reconnaît néanmoins la nécessité de maintenir «des bulles-classes serrées» autant dans les classes que durant les activités sportives. L’attribution de locaux fixes aux élèves «vise justement à limiter la propagation et à faire du repérage épidémiologique au besoin».

Transport scolaire

À travers toutes ces restrictions, une bonne nouvelle se dessine: le nombre d’enfants permis par autobus a augmenté de 44 à 48, ce qui permettra à Val-des-Cerfs d’offrir, d’ici peu, du transport à des élèves qui jusqu’à présent n’y avaient pas accès, comme ceux qui habitent hors secteur, trop près d’une école ou qui logent à plus d’une adresse.

En date de cette semaine, les parents de 23 élèves — sur 16 707 — ont demandé l’enseignement à distance puisque des membres de leur foyer sont à risque. Une structure est déjà mise en place pour soutenir ces étudiants, qui pourront réintégrer l’école en cours d’année, dit Eric Racine.