Conseiller municipal depuis 20 ans, Michel Mailhot a décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat dans le district 10 à Granby pour se consacrer à son travail de courtier immobilier.

Conseil de Granby: Michel Mailhot ne revient pas

La Ville de Granby perdra son doyen à la table du conseil municipal, lors de la prochaine élection, en novembre. Après six élections et 20 ans de vie politique, Michel Mailhot a décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat dans le district 10.
« Je me posais déjà un peu la question si je revenais ou non, il y a quatre ans, lors de la dernière élection. Je pense que j'ai fait le tour de ce je voulais faire. Je veux ralentir un peu, me consacrer plus à l'immobilier. Je vais laisser ma place aux plus jeunes au conseil », a affirmé M. Mailhot en entrevue à La Voix de l'Est
Celui-ci affirme en outre avoir pris cette décision, car les dossiers qu'il avait à coeur ont été réalisés ou sont en bonne voie de l'être. Les terres Miner ont été achetées par la Ville, cite-t-il en exemple. Et le projet de réaménagement du centre-ville est sur les rails. 
Au cours de son passage à l'hôtel de ville, Michel Mailhot, 63 ans, aura connu cinq maires : Michel Duchesneau, Denis Langlois, Guy Racine, Richard Goulet et Pascal­ Bonin. Il a aussi participé à la fusion de la Ville et du Canton. Une étape importante dans l'histoire de Granby qui était inévitable, selon lui. « Ça aurait même dû être fait avant », laisse-t-il tomber. 
Dédiés
Lorsque Michel Mailhot a été élu en 1997, Michel Duchesneau en était alors à son deuxième mandat à la mairie ; mandat marqué par l'élimination de la dette de la Ville. Un moment fort pour le nouveau conseiller de l'époque. Mais qui, rétrospectivement, n'a plus la même résonnance. « À l'époque, ça a été marquant d'éliminer la dette. Par contre, on s'est rendu compte après que ce n'était peut-être pas la meilleure chose de l'avoir fait rapidement­ comme ça », estime-t-il.
Après deux décennies de politique, le conseiller municipal sortant affirme néanmoins avoir fait un constat. « Il y a eu une époque où on voulait payer trop vite, trop éliminer. On s'est rendu compte que ce n'était peut-être pas tout à fait l'idéal. Ensuite, il y a eu une autre époque où on voulait peut-être trop en mettre. Mais si on regarde la moyenne, ce qui en ressort, c'est que tous ceux que j'ai vu passer là avaient l'intention incroyable de bien faire », affirme Michel Mailhot.
Cela s'applique aussi, selon lui, à l'administration municipale dont le personnel fait preuve d'un « grand dévouement ». 
Bonne note au maire
À la table du conseil, le conseiller Mailhot, de nature plutôt discrète et posée, n'a jamais été le plus flamboyant. Il n'a toutefois jamais hésité à faire valoir son point s'il se sentait interpellé. Il a particulièrement eu maille à partir avec Pascal Bonin, lorsque celui-ci était conseiller municipal, avant d'être élu à la mairie en 2013. 
« J'aimais la façon dont M. Goulet­ (Richard, le précédent maire) travaillait. J'aimais moins la façon dont M. Bonin travaillait. Mais une fois qu'il a été rendu à la mairie, ça s'est ajusté. Il a changé un peu. Il s'est adouci. Moi aussi, j'ai changé un peu. (...) Depuis deux ans, ça va passablement bien. On peut même dire que ça va bien. Je demeure critique, mais, tous les deux, on est là pour avancer. On est dans le bateau tout le monde ensemble ; aussi bien ramer dans le même sens », dit M. Mailhot. 
Ce dernier affirme même donner une « bonne note » au maire sortant Pascal Bonin, qui tentera à nouveau de se faire élire, pour le travail effectué durant son mandat. Mais il ne va pas jusqu'à chiffrer­ cette note. 
Responsable des dossiers de développement urbain, Michel Mailhot appréhende déjà le « vide » qu'entraînera pour lui son retrait de la politique. « Ça va faire 20 ans que je suis à l'hôtel de ville les lundis soirs, les mardis soirs souvent aussi. Il y a aussi plusieurs réunions durant la semaine. Je fais partie de plusieurs comités, dont celui du centre-ville. Mais je manque de temps et j'ai décidé de choisir mon travail principal, qui est l'immobilier, plutôt que le poste de conseiller », conclut-il.