Un groupe de travail chapeauté par l’OBV Yamaska se concertera autour des milieux humides et hydriques lors de quatre rencontres, dont la première est le 13 février.
Un groupe de travail chapeauté par l’OBV Yamaska se concertera autour des milieux humides et hydriques lors de quatre rencontres, dont la première est le 13 février.

Connaissances sur les milieux humides et hydriques: formation d’un groupe de travail

L’Organisme de bassin versant de la Yamaska entreprendra bientôt un travail en partenariat avec différentes organisations pour mettre à jour ses connaissances des milieux humides et hydriques du territoire de la Yamaska. Un document sera ensuite présenté aux 12 MRC du bassin versant et servira comme outils pour leurs plans régionaux en matière de milieux humides et hydriques.

À la mi-janvier, l’organisme a lancé l’invitation aux municipalités, aux MRC, aux producteurs agricoles ainsi qu’aux représentants d’industries et de groupes environnementaux à prendre part à un groupe de travail sur les milieux humides et hydriques.

Un portrait sera dressé au terme de quatre rencontres — deux cet hiver et deux autres à l’automne —, qui présentera un diagnostic et des objectifs de conservation de ces deux écosystèmes.

Le bassin versant de la Yamaska couvre une superficie de 4800 km carrés de Racine à Rougemont et de Sutton à Sorel-Tracy. Il touche 91 municipalités peuplées par 265 000 personnes et 12 municipalités régionales de comté.

« Via notre Plan directeur de l’eau, on essaie d’aider, d’orienter, de conseiller ou de faire des suggestions de choses qui pourraient être améliorées, indique le directeur général de l’OBV Yamaska, Alex Martin. Cette gouvernance de l’eau se fait en concertation. On ne légifère pas. On ne remplacera jamais la compétence d’une municipalité ou d’une MRC, mais on se prononce sur le sujet. »

Alex Martin, directeur général de l’OBV Yamaska

Un outil pour les MRC

La Loi sur les milieux humides prévoit que les MRC préparent un plan régional de milieux humides et hydriques d’ici 2022.

Les organismes de bassins versants ont donc obtenu le mandat de mettre à jour les informations sur ces deux milieux dans leur Plan directeur de l’eau.

« Pour nous, ce n’est pas le même travail que la MRC, qui doit faire un plan à l’échelle de leur territoire, donc plus petit, plus précis, avec des enjeux et des décisions à prendre », précise M. Martin.

Le travail à grande échelle de l’OBV de la Yamaska ne se fera pas seul. En date de mercredi, 36 personnes s’étaient inscrites. Alex Martin en espérait une trentaine. L’enthousiasme des organisations invitées démontre l’intérêt grandissant envers le sujet.

En un weekend, plus d’une vingtaine de personnes se sont inscrites pour participer aux quatre rencontres, ce qui n’a pas manqué d’étonner et de rassurer M. Martin.

Il a bon espoir que des représentants de tous les milieux participeront aux travaux.

Les citoyens sont les bienvenus, mais ce n’est pas le public cible. Ils seront invités plus tard par les MRC à une consultation publique sur les plans régionaux.

« Les participants sont des spécialistes de leur domaine. On est des biologistes spécialisés en milieux humides, mais les participants sont spécialistes de l’aménagement du territoire, d’occupation agricole du territoire ou de gestion municipale, par exemple. On veut aller chercher l’expérience des gens dans leur domaine. »

Ceux-ci peuvent ainsi se prononcer sur les chances de réussites de certains objectifs et proposer une façon de les adapter au besoin. « En les impliquant et en définissant avec eux, ils s’approprient beaucoup plus le plan et ça a beaucoup plus de chance de se réaliser », évoque Alex Martin.

La première rencontre est prévue le 13 février à Saint-Hyacinthe.