Les élèves de l’école secondaire Massey-Vanier, à Cowansville, ont pu retourner en classe jeudi matin. Les conclusions de l’enquête menée par la Sûreté du Québec, après avoir organisé un important déploiement policier sur les lieux mardi, laissent entendre qu’aucun danger réel n’a guetté les élèves ou le personnel de l’école.
Les élèves de l’école secondaire Massey-Vanier, à Cowansville, ont pu retourner en classe jeudi matin. Les conclusions de l’enquête menée par la Sûreté du Québec, après avoir organisé un important déploiement policier sur les lieux mardi, laissent entendre qu’aucun danger réel n’a guetté les élèves ou le personnel de l’école.

Confinement à Massey-Vanier : aucun danger réel, conclut l’enquête

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Les élèves de l’école secondaire Massey-Vanier et de la Massey-Vanier High School, à Cowansville, ont pu retourner en classe jeudi matin. Les conclusions de l’enquête menée par la Sûreté du Québec, après avoir organisé un important déploiement policier sur les lieux mardi, laissent entendre qu’aucun danger réel n’a guetté les élèves ou le personnel de l’école.

«Les démarches d’enquête ont permis d’établir que le signalement était non fondé, a faut savoir par courriel l’agente Aurélie Guindon, porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie. Des menaces avaient été rapportées à la Sûreté du Québec par une personne qui se trouvait dans l’établissement.»

Aucune arrestation n’a d’ailleurs été faite jusqu’à présent dans cette affaire, où plus d’un millier d’élèves ont dû se barricader dans les salles de classe pendant tout un après-midi, mardi.

Dans une enfilade de courriels acheminée aux parents des élèves du volet francophone de l’établissement scolaire, le directeur général du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine, a lui aussi indiqué que «les démarches de l’enquête de la Sûreté du Québec permettent de conclure que la situation vécue hier [mardi] ne représente pas de risque pour la sécurité des élèves et des membres du personnel, autant pour Massey-Vanier que Massey Vanier High School.»

Néanmoins, des patrouilles policières ont été dépêchées dans le secteur par mesure préventive, a-t-on appris. Les élèves et les membres du personnel peuvent aussi compter sur une équipe d’intervention pour leur offrir de l’écoute et du soutien psychologique.

«Nous tenons à féliciter les élèves et les membres du personnel d’avoir gardé leur sang-froid lors de cette situation», a fait savoir M. Racine.

Il s’agissait du second confinement en moins d’un an à l’école secondaire Massey-Vanier.

Mercredi, les élèves avaient suivi leurs cours à distance de manière à permettre la tenue de l’enquête policière sur place.

Rappelons qu’un peu après 13 heures, mardi, les autorités ont été informées de cette menace, qui selon certaines sources, serait la présence d’une personne armée sur le site de l’école, ou selon d’autres, un appel à la bombe, deux informations qui n’ont pas pu être validées auprès de la Sûreté du Québec, qui s’est contentée de faire état d’une «opération policière».

Toutefois, le personnel de l’école a déclenché un «code bleu», qui met un processus de confinement en branle afin de protéger la jeune clientèle de l’institution, vers 13h30. Ce n’est qu’un peu avant 16 heures que les élèves ont pu commencer à quitter l’école, si leurs parents étaient sur place pour venir les chercher ou si leur autobus scolaire était arrivé au débarcadère usuel, les autres élèves étant tenus d’attendre à l’intérieur.

«Nous nous rendons compte que ces situations sont stressantes pour les élèves, les parents et le personnel, mais chaque fois qu’une situation pourrait représenter un risque, nous devons faire preuve de prudence et mettre en place nos mesures de sécurité», a déclaré Michael Murray, président de la commission scolaire Eastern Townships, par communiqué.

Il s’agissait du second confinement en moins d’un an à l’école secondaire.