Les trois consortiums finalistes retenus dans le cadre du concours d’architecture de paysage pour la future place citoyenne Jean-Lapierre, aménagée près du centre Notre-Dame, ont été annoncés.

Concours d'architecture de paysage place Jean-Lapierre: les trois finalistes dévoilés

Le projet de la place citoyenne Jean-Lapierre continue à franchir des étapes. La Ville de Granby a annoncé lundi les trois consortiums finalistes retenus dans le cadre du concours d’architecture de paysage lancé l’été dernier.

Il s’agit des firmes Projet Paysage de Montréal et Groupe Civitas de Granby ; de BC2 Groupe Conseil et Atomic 3 de Montréal ; ainsi que l’Agence Reliefdesign et Latéral, en collaboration avec Gestion groupe ombrages et gravitaire de Montréal.

Huit firmes ou consortiums ont répondu à l’appel de propositions lancé par la Ville, selon le chef de la division communications à la Ville, Marc Antoine Morin.

La place Jean-Lapierre doit se déployer au cœur du centre-ville, près de l’église devenue le centre Notre-Dame. Le budget global alloué à l’ensemble de ce projet, incluant les travaux d’aménagement, est de 800 000 $. Le début des travaux est prévu à l’automne 2020.

Particularité du concours d’architecture : la première étape a été réalisée de façon anonyme, c’est-à-dire que, pour ne pas teinter leur travail, les membres du jury ont évalué les projets sans connaître l’identité de leurs auteurs. L’objectif visé : éviter tous préjugés favorables ou défavorables que pourraient susciter certaines firmes, que ce soit par leur taille ou leurs réalisations antérieures.

« Le jury a rendu un verdict uniquement sur le visuel et sur la présentation d’une page du projet, sans que la firme ou le consortium ne soit identifié d’aucune façon », affirme l’urbaniste senior et chargé de projets au développement du territoire au service de la planification et de la gestion du territoire, Dominique Desmet.

D’ici les prochaines semaines, les trois groupes finalistes retenus ont pour mission d’élaborer leur concept afin d’être en mesure de présenter une proposition complète au jury. Celui-ci est composé de personnes représentant la Ville, des professionnels ainsi qu’un représentant étudiant du Cégep de Granby. La date limite de cette étape a été fixée au 12 décembre.

Audition publique

Dominique Desmet affirme qu’un comité technique analysera par la suite chacun des dossiers. « Le 21 janvier, le comité va transmettre ses commentaires aux différents finalistes. Ça pourrait par exemple être de préciser certains volets du budget ou la nature de certains matériaux », dit-il.

La population pourra prendre le pouls de ce travail le 1er février 2020, alors qu’elle sera invitée à assister aux auditions des finalistes. Le choix final du consortium retenu reviendra au jury, qui fera connaître sa décision ultérieurement.

Les deux groupes qui n’auront pas été retenus recevront une rémunération de 10 000 $ pour le travail effectué afin de présenter une proposition finale. « Avec une première étape anonyme et en offrant de rémunérer les finalistes dont la proposition n’est pas retenue, on voulait favoriser les firmes émergentes. Un concours comme ça, c’est quand même beaucoup d’heures et d’analyse. Ce n’est pas nécessairement toutes les firmes qui ont les moyens de mettre autant d’heures sans savoir si elles vont remporter le projet et être rémunérée par la suite », relève l’urbaniste senior.

Le projet sélectionné devra notamment mettre en valeur le « caractère végétalisé » de cet espace vert. L’endroit se voudra un lieu d’échanges, un rappel au patrimoine, ainsi qu’un pont entre le campus du Cégep de Granby et le nouveau centre-ville, a déjà relevé la Ville.

La semaine dernière, le directeur général de la Ville, Michel Pinault, a aussi souligné que la Ville a exprimé le souhait, dans le cadre du concours d’architecture, que la fontaine Wallace, actuellement au parc Isabelle, soit intégrée à cette nouvelle place citoyenne. La Ville a octroyé un contrat de 66 000 $ pour restaurer la fontaine.

La place Jean-Lapierre sera par ailleurs une des pierres angulaires du projet de réaménagement du centre-ville, appelé à se déployer en trois phases, rue Principale, entre les mois d’août et de novembre, en 2020, 2021 et 2022.

« Le projet qui sera choisi nous permettra de doter ce secteur névralgique d’une trame visuelle qui donnera à notre centre-ville sa couleur et sa personnalité propres », a affirmé le maire suppléant, Alain Lacasse, par voie de communiqué.