L'un des défis pour les jeunes compétiteurs était de savoir choisir les bêtes capables d'aller en compétition.

Compétition agricole à Brome: des jeunes démontrent leur savoir-faire

Une trentaine de membres des Jeunes ruraux de Granby étaient en compétition, samedi, sur le site de Brome Fair. Cette journée permet à ces jeunes agriculteurs en herbe de tester leurs connaissances du monde agricole et de cultiver leur intérêt pour cet univers.

Cette compétition est une tradition incontournable pour les Jeunes ruraux de Granby, une organisation basée en Haute-Yamaska qui vise à intéresser les nouvelles générations au monde agricole.

« C’est ma 21e participation et l’événement existait avant » souligne Marilyne Lalumière, présidente des Jeunes ruraux.

Épreuves

Âgés de 5 à 25 ans, ils étaient 37 à participer aux trois épreuves de la journée.

Divisés selon leur âge, les participants devaient d’abord passer par la première étape de l’expertise.

« C’est toujours un mystère, pour qu’ils ne puissent pas se préparer, explique Marilyne Lalumière. Cette année, ils avaient plusieurs échantillons de lait à classer selon leur provenance. »

Une épreuve difficile, selon les jeunes, et qui valait pour le cinquième du pointage de la journée.

Les jeunes ruraux devaient se tenir prêts pour la seconde épreuve sur le coup de midi. Chacun leur tour, ils devaient présenter à un juge invité une génisse choisie avec soin pour le concours.

« Ce qui est évalué, c’est à quel point l’animal correspond aux caractéristiques de sa race. Celle-ci, par exemple, a un beau dos, mais ses pattes sont un peu basses », précise Mathéo Baechler, un jeune de 14 ans qui se rendait à Brome Fair avec les Jeunes ruraux pour la quatrième année. Cette épreuve valait pour 40 % du pointage.

« En fait, le défi pour les jeunes est de reconnaître ce qui correspond à un bon animal. Au début, c’est sûr qu’ils ont l’aide des parents, mais avec le temps, ils comprennent et ils font eux-mêmes leur choix », note la présidente. 

Mathéo Baechler en était à sa quatrième participation.

Showmanship

Épreuve finale et caractéristique de ce genre de compétition, le showmanship est l’une des plus attendues, tant par la foule que les participants.

Vêtus d’un habit blanc traditionnel, ils devaient mettre en valeur leur animal, tout comme le jeune fermier ou la jeune fermière en eux par la même occasion.

L’évaluation repose sur la facilité du jeune à connaître son animal et à montrer ses qualités pour les mettre en valeur.

« Il faut que l’animal te suive et que ce ne soit pas toi qui le suives », illustre Jacob Shufelt, du haut de ses 11 ans.

Convivial

Cette compétition des Jeunes ruraux est avant tout un grand événement convivial où l’apprentissage prime sur la compétition.

Selon Marilyne Lalumière, environ le quart des participants prendront part à d’autres compétitions agricoles de ce genre pendant l’été. Celle des Jeunes ruraux est l’occasion de « tester son animal » et de mieux connaître ses propres forces.

« Moi, j’aime surtout ça parce que ça nous permet de nous retrouver tous en famille ! », lance Nicolas Viens, 10 ans, juste avant de présenter sa génisse devant le juge.