Le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs Paul Sarrazin, photographié ici au côté de la vice-présidente France Choinière, veut faire part de ses «inquiétudes» face au projet de loi 40.

Commissions scolaires: Val-des-Cerfs veut être entendue

Les élus de Val-des-Cerfs contesteront le projet de loi visant à transformer les commissions scolaires.

Une lettre à cet effet a été acheminée à Québec lundi par le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin. Il demande d’être entendu lors de la commission parlementaire à venir sur le projet de loi 40 et que ce soit le cas pour tous les représentants de commissions scolaires.

M. Sarrazin y fait part de ses « inquiétudes » face à la disparition annoncée des commissaires scolaires, la centralisation des décisions en éducation et « la perte d’autonomie des milieux locaux et régionaux ».

« Ces inquiétudes ne sont que la pointe de l’iceberg d’un ensemble beaucoup trop vaste, indique-t-il. Un changement de cet ordre nécessite une consultation à grande échelle auprès des citoyens de toutes les régions. »

La présidente de la commission scolaire des Hautes-Rivières, Andrée Bouchard, a elle aussi fait parvenir une lettre similaire au gouvernement.

« On est en désaccord (avec le projet de loi 40), mais il faut faire preuve de lucidité, dit M. Sarrazin en entrevue. Le gouvernement Legault est majoritaire et on sait que (le ministre de l’Éducation) M. Roberge est pressé. Ça ne sera pas une commission très longue. »

Procédure

Lors d’un point de presse tenu au début d’octobre, le président de Val-des-Cerfs mentionnait que lui et ses collègues commissaires resteraient en poste jusqu’à la fin de l’année scolaire avec, dès avril, la mise sur pied d’un « conseil de transition ». 

Le projet de loi 40 déposé par le gouvernement Legault prévoit l’abolition des commissaires et des élections scolaires, tandis que les commissions scolaires deviendront des « centres de services scolaires », bien que leurs fonctions restent inchangées.

Plus de pouvoir sera également accordé aux écoles ainsi qu’au ministère de l’Éducation et les centres de services scolaires seront désormais dirigés par des conseils d’administration (CA) formés de parents, d’employés et de gens de la communauté non rémunérés.

Or, les élus de Val-des-Cerfs appréhendent une baisse de service pour les élèves et leurs parents ainsi qu’un manque de représentativité pour les écoles éloignées de Granby. Ils doutent également de l’impartialité des futurs membres des CA.

Dans les conseils d’établissement des écoles, « c’est toujours les mêmes parents qui s’impliquent », avait notamment souligné la vice-présidente de Val-des-Cerfs, France Choinière.