Une dizaine de municipalités de Brome-Missisquoi tardent à communiquer des informations à la Régie en vue de structurer le futur service de revalorisation des matières organiques.

Collecte des matières organiques: des municipalités retardataires

Compiler des informations sur les intentions des municipalités d'offrir le service de collecte de matières organiques s'avère compliqué. Des 20 municipalités sollicitées par la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi, la moitié seulement a fait parvenir ses réponses.
Le temps presse pour la RIGMRBM. Elle doit soumettre l'ensemble de son projet de revalorisation des matières organiques avant le 10 juin pour pouvoir bénéficier de subventions du ministère de l'Environnement. Il lui manque des données sur le nombre de bacs bruns à commander ainsi que la fréquence des collectes que choisiront les municipalités de la MRC. 
« On a besoin de ces informations pour compléter notre dossier. Il faut que les municipalités nous les envoient », a insisté mardi Yves Lévesque, maire de Bedford et président du conseil d'administration de la Régie.
Les subventions pourraient couvrir jusqu'à 33 % des coûts d'achat des bacs bruns et de la construction des infrastructures de compostage sur le site de la RIGMRBM.
Les bacs bruns de 240 litres se détaillent 60 $ l'unité alors que les contenants de 7 litres que les gens utiliseront à l'intérieur de leur logis coûtent 4 $. Une subvention de 21 $ pourrait être versée par le Ministère pour chaque logis.
Les municipalités retardataires sont appelées à remplir le questionnaire de la Régie dans les plus brefs délais, soutient le préfet de la MRC Arthur Fauteux. « C'est une bonne façon pour les municipalités de réduire leurs coûts », dit-il.
L'ajout d'une collecte force les municipalités à repenser entièrement leur système de collectes des matières résiduelles, celles du recyclage et des déchets, rappelle M. Fauteux. Des municipalités ont modifié ces dernières années la fréquence de la collecte des déchets, la faisant passer de la semaine aux deux semaines entre les mois d'octobre et de mai. Les odeurs ne sont pas un facteur durant cette période. Le but était d'économiser sur le transport. Elles doivent analyser le tout à nouveau.
Revoir les collectes
En retirant les matières organiques des déchets, explique M. Fauteux, les municipalités pourraient décider que la collecte des déchets se fera toutes les deux semaines durant toute l'année. Les coûts économisés permettraient de payer ceux de la nouvelle collecte.
La Régie estime que les coûts que paieront les municipalités pour revaloriser les matières organiques seront absorbés par la réduction de leurs factures d'enfouissement, mentionne Arthur Fauteux. Les municipalités devront toutefois payer les frais de transport de ces matières.
Les municipalités de Farnham et de Dunham pourraient être en mesure de mieux contrôler la hausse des coûts de transport. Elles possèdent toutes deux leurs propres camions pour assurer les collectes.
De petites municipalités étudient par ailleurs la possibilité de se regrouper pour aller en appels d'offres pour le transport des différentes matières (recyclables, organiques et résiduelles). « Elles pourraient amortir les coûts en ayant plus de volume », indique le préfet. 
La direction de la Régie rencontrera en juin les directions générales des 21 municipalités de la MRC pour étayer son projet de revalorisation des matières organiques. Notons que la Ville de Bromont offre déjà le service de collecte de matières organiques.