Pour pallier le manque de produits sanguins chez Héma-Québec, il est possible de se rendre à l’une des collectes organisées au cours des prochaines semaines dans la région, où plus de 450 donneurs sont attendus.

Collecte de sang dans la région: répondre à la demande, un don à la fois

À chaque semaine sa collecte de sang, ou presque. Même si la demande en produits sanguins est stable, s’assurer d’en avoir en réserve la juste quantité est un défi logistique pour Héma-Québec, qui compte sur la collaboration précieuse de bénévoles de la région pour y parvenir.

Ces temps-ci, la réserve de sang de groupe O+ d’Héma-Québec est basse, a fait savoir l’organisme en charge du prélèvement et de la conservation de produits sanguins. À 39 % de prévalence dans la population, ce groupe sanguin est le plus répandu d’entre tous.

« Le groupe O+ est à la baisse depuis l’automne, explique Laurent-Paul Ménard, directeur des relations publiques chez Héma-Québec. En fait, on dénote une nouvelle pratique dans les centres hospitaliers, qui ont modifié leurs protocoles et qui ont de plus en plus recours à ce groupe sanguin. »

Le groupe O est le seul pouvant être transfusé à tout receveur. Plus précisément, seuls ceux qui font don de leur sang O- sont des donneurs universels puisque n’importe qui peut recevoir ce type de sang. « Traditionnellement, il y a toujours eu une forte pression sur les membres du groupe O- ; ils ne représentent qu’environ 6 % de la population, mais leur sang compte pour 13 % de la demande dans les centres hospitaliers. Le groupe O est fortement sollicité pour traiter des patients avec une maladie nécessitant des transfusions régulières, comme l’anémie falciforme. Le groupe O+ a le même avantage pour les personnes qui ont le facteur rhésus positif, précise M. Ménard, alors la demande est plus forte. »

Néanmoins, il est important de renflouer la banque de sang avec des produits de tous les groupes sanguins, car la transfusion d’un don appartenant au même groupe que celui du receveur est toujours préconisée.

Laurent-Paul Ménard est directeur des relations publiques chez Héma-Québec.

Malgré la baisse occasionnelle de ses réserves, Héma-Québec n’a jamais eu, depuis sa création en 1998, à se faire de mauvais sang. « On est chanceux, on n’a jamais fait face à une pénurie : nos donneurs répondent toujours présents quand on a besoin ! », indique le porte-parole.

« Marché arrivé à maturité »

Chaque jour, un minimum de 1000 dons est nécessaire pour garder la réserve québécoise de sang à un niveau optimal. Une quantité plutôt stable au cours des dernières années.

« Avec 1000 dons, on est en mesure de répondre à la demande, estime M. Ménard. En janvier, on a flirté avec des besoins de 1100, 1200 dons, mais la tendance est retournée vers le 1000. »

La contribution de 3 % de la population est nécessaire pour atteindre un tel objectif. « On assiste à une constance de la demande, constate M. Ménard. On pourrait dire que les besoins en produits sanguins frais sont un marché arrivé à maturité. Comme il n’y a plus de variation significative, le bassin de 3 % de donneurs nous convient. »

De l’autre côté, il est inutile de recueillir trop de dons en une courte période de temps, car la durée de vie des produits sanguins est limitée. Si le plasma peut être congelé pendant un an, les globules rouges non transfusés doivent pour leur part être détruits après 42 jours. Les plaquettes sanguines, elles, ne peuvent être conservées que sept jours. « C’est une course constante contre la montre, illustre M. Ménard, surtout que la demande est aussi forte que pour les globules rouges. Ça nous condamne à avoir du succès lors de nos collectes. »

Plus de 450 donneurs attendus dans la région

Pour pallier le manque de produits sanguins chez Héma-Québec, il est possible de se rendre à l’une des collectes organisées au cours des prochaines semaines dans la région, où plus de 450 donneurs sont attendus.

Les 4 et 5 février prochains, les Chevaliers de Colomb conseil 1093, de concert avec les Filles d’Isabelle cercle 720 et le restaurant chez Trudeau, tiendront une autre collecte au cours de laquelle on espère accueillir 300 donneurs. Le tout aura lieu entre 10 h et 20 h à la salle Citadelle C de l’Hôtel Castel.

Le 7 février, 50 donneurs sont attendus entre 13 h 30 et19 h au Club de chasse et pêche de Brome-Bolton et de Knowton, au 483, chemin Knowlton.

Trois jours plus tard, le Centre d’arts de Farnham accueillera la collecte de sang du conseil municipal, entre 13 h 30 et 19 h 30. On espère atteindre 100 dons de sang.

Enfin, le 17 février, ce sera au tour du maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin, de présider une collecte de sang qui aura pour sa part lieu au Centre communautaire du Club de l’Âge d’or de la municipalité, entre 13 h 30 et 19 h 30.

La région de Granby en est d’ailleurs une où Héma-Québec obtient « d’excellents résultats » lors des collectes de sang, a souligné Laurent-Paul Ménard. « C’est en partie grâce à la générosité des donneurs, mais aussi parce que les comités organisateurs de cette région-là sont extrêmement efficaces et redoutables. Ils nous donnent un sérieux coup de pouce et c’est reconnu chez nous. »