D’aussi loin qu’il se souvienne, Carol Fournier a toujours été fasciné par les superhéros, qui ont d’ailleurs marqué son enfance.
D’aussi loin qu’il se souvienne, Carol Fournier a toujours été fasciné par les superhéros, qui ont d’ailleurs marqué son enfance.

Cohabiter avec les superhéros de son enfance [PHOTOS]

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
D’aussi loin qu’il se souvienne, Carol Fournier a toujours été fasciné par les superhéros. Une courte visite chez le Granbyen qui célébrera ses 40 ans le printemps prochain nous rappelle qu’il n’y a pas d’âge pour garder son cœur d’enfant.

Qu’il s’agisse de Batman, de Spiderman, de Superman, des Tortues Ninja ou de SOS Fantômes, pour ne nommer que ceux-là parmi une très longue liste, le combat que se livraient le bien et le mal dans ces univers fantastiques continuent de l’habiter, si bien que ceux-ci décorent désormais chacune des pièces de son logis, y compris sa salle de bain...

La collection de Carol Fournier compte tout près de 200 items aujourd’hui, grâce à des exclusivités et des produits dérivés offerts directement par les fabricants. Ou tout simplement des pièces qui lui plaisent, juste comme ça.

Plus tard, son intérêt a englobé le monde de la lutte américaine, où chaque athlète incarne un personnage aux caractéristiques propres. « Et encore là, il y a la notion des bons et des méchants », souligne le principal intéressé, dont la collection compte à elle seule plus d’une soixantaine de figurines à l’image de professionnels du catch.

Comme bien des gamins ayant grandi dans les années 1980 et 1990, Carol possédait déjà, à l’époque, plusieurs figurines et objets à l’effigie de ses héros. « J’avais plein de bacs de jouets quand j’étais jeune, et en vieillissant, je m’en suis débarrassé, et pas toujours par choix, mais parce qu’on me disait que je devais grandir et devenir un adulte, raconte-t-il avec regret. Il y avait là-dedans plusieurs choses que j’aimais et certaines que je ne retrouverai jamais. »

Son intérêt pour le dessin a grandement été alimenté par les dessins animés qu’il regardait durant l’enfance, reconnaît celui qui a même suivi une formation en animation à Montréal, il y a un peu plus d’une quinzaine d’années.

Toujours est-il qu’il n’a, tout ce temps, conservé que quelques figurines. Ce n’est qu’il y a trois ou quatre ans que le Granbyen s’est remis à garnir sa collection. « Depuis que je suis haut comme trois pommes, j’ai toujours aimé m’arrêter dans l’allée des jouets au magasin. J’imagine qu’un jour, j’en ai acheté une, et que tout ça a commencé ainsi... On ne peut pas nier qui on est ! » dit-il, assumant pleinement sa passion pour les personnages de Marvel, de DC Comics et compagnie.

Impressionnante collection

S’il a retrouvé quelques figurines vintage dans l’usagé, il se plaît à garnir sa collection, qui compte tout près de 200 items aujourd’hui, grâce à des exclusivités et des produits dérivés offerts directement par les fabricants. Ou tout simplement avec des pièces qui lui plaisent, juste comme ça.

La collection de Carol Fournier a connu son apogée tout récemment avec l’acquisition de ce qui en est devenu la pièce maîtresse, une table basse personnalisée peinte à l’image des Tortues Ninja, oeuvre unique réalisée par l’artiste césairois Marc-André Lebeau.

« Parfois, il faut faire une précommande pour obtenir une pièce, et ce n’est même pas garanti qu’on va l’avoir », explique celui qui déniche ses trouvailles aussi bien sur des sites spécialisés que sur des plateformes comme Amazon.

La renaissance des films de superhéros des univers de Marvel et de DC, entamée il y a quelques années et ayant donné naissance à de nombreux longs-métrages, mise aussi sur la fibre nostalgique de sa génération; le tout a donné lieu à la mise en vente de marchandises diverses et destinées à un public adulte.

« Il y a donc deux sortes de jouets sur le marché: ceux pour les enfants, plus petits et faits pour être manipulés, et les figurines plus détaillées, faites pour les collectionneurs », relève celui qui avait tenté sa chance à l’émission La Voix en 2017.

D’aussi loin qu’il se souvienne, Carol Fournier a toujours été fasciné par les superhéros, qui ont d’ailleurs marqué son enfance.

La collection de Carol Fournier a connu son apogée tout récemment avec l’acquisition de ce qui en est devenu la pièce maîtresse, une table basse personnalisée peinte à l’image des Tortues Ninja, œuvre unique réalisée par l’artiste césairois Marc-André Lebeau. Lors de notre passage, des figurines de He-Man, de Skeletor et de Mr T. y trônaient fièrement.

« J’ai trouvé la table sur Marketplace vraiment pas cher et je lui ai demandé de la peindre », raconte fièrement le propriétaire de cet article unique qui lui a coûté, à rabais, dans les trois chiffres.

D’autres œuvres ornent quasiment tous les murs de son appartement, à commencer par le couloir du logement où sont alignés plusieurs cadres renfermant des reproductions de couvertures de bandes dessinées. On retrouve aussi des toiles réalisées par différents artistes, dont M. Lebeau et Carol Fournier lui-même, qui a récemment repris le dessin sur un support numérique. Ses premières esquisses? Des superhéros, entre autres.

Son intérêt pour cet art a grandement été alimenté par les dessins animés qu’il regardait durant l’enfance, reconnaît celui qui a même suivi une formation en animation à Montréal, il y a un peu plus d’une quinzaine d’années.

Pour le plaisir de la chose

Contrairement à d’autres collectionneurs, dont les figurines ne sortiront jamais de leur boîte pour ne pas perdre de valeur, Carol Fournier, lui, se plaît à faire étalage de ses acquisitions. Ses deux étagères au salon en sont pleines et tout semble y être soigneusement classé, pour le plaisir de celui qui les regarde.

« C’est vraiment pour le plaisir de les collectionner, je n’achète pas tout ça dans le but de le revendre plus cher plus tard », confie-t-il.

« D’ailleurs, je trouve ça un peu ridicule, poursuit-il. Aussitôt qu’un coin de la boîte est un peu endommagé, ça perd une grande partie de sa valeur, même si la figurine n’a pas été touchée. »

Un peu comme la voiture neuve qui quitte le stationnement du concessionnaire, quoi...

Il y en a qui aiment le hockey, lui, ce sont les superhéros, indique Carol Fournier. Et c’est très bien comme ça. « Pour moi, plonger dans ces univers-là, c’est une manière d’échapper à la réalité, note-t-il. Surtout cette année, c’est tellement nécessaire ! »