Une portion de 5 km des sentiers hivernaux dans le Parc des sommets (projet pilote) est dédiée aux amateurs de vélo de montagne puis aux randonneurs en raquettes.

Cohabitation dans le Parc des sommets: « C’est en se parlant qu’on se comprend », dit Louis Villeneuve

Constructif. C’est ainsi que le maire de Bromont, Louis Villeneuve, décrit le « fil conducteur » de la rencontre à laquelle il a participé le 11 janvier, avec des représentants de groupes d’utilisateurs de sentiers du Parc des sommets. Séance qui avait pour but de remettre les pendules à l’heure concernant la cohabitation entre les usagers.

« Ça a été une rencontre de mise au point, d’éclaircissement dans le but d’avoir une bonne entente entre les utilisateurs durant la période de rodage du site. Acheter une montagne et faire un parc, ce sont deux dossiers distincts. On est au début du processus. Tout le monde doit mettre de l’eau dans son vin. C’est en se parlant qu’on se comprend », a indiqué le maire.

Rappelons qu’une certaine animosité avait pris naissance entre certains usagers des sentiers autour du 31 décembre. La Ville, propriétaire du Parc des sommets dans le mont Brome, de concert avec les Amis des sentiers, venait alors de lancer un projet pilote sur une portion des tracés accessibles durant l’hiver. L’initiative consiste à dédier 5 kilomètres de pistes damées sur un total de 9 kilomètres aux amateurs de vélo de montagne (fatbike) puis aux adeptes de raquette. On parle entre autres de la Hollywood, la Hummus, l’Entrecôte et la Farfadet. Les marcheurs et coureurs peuvent emprunter l’autre section, de même que les cyclistes sur neige.

Audrey Larroquette, présidente fondatrice du Club de trail de Bromont, dresse également un bilan très positif de la rencontre. « On a toujours éduqué les gens à propos des endroits où on peut aller ou non. Certains coureurs n’ont pas toute l’information, alors on va continuer à les sensibiliser, a-t-elle fait valoir. À partir de maintenant, on est tous sur la même longueur d’onde. Vraiment, j’ai adoré la rencontre de vendredi. Ça m’a fait réaliser que les gens de vélo de montagne ne sont pas des pirates qui font n’importe quoi. Ce sont des gens passionnés qui mettent des heures pour entretenir le réseau (damé). Alors, par respect pour leur travail, si tu défonces dans le sentier, tu renonces. C’est aussi simple que ça. »

Une approche qui cadre parfaitement avec celle de Christian Gauvin, un adepte de « fatbike » qui a également participé à la séance de travail. « Le projet pilote nous tient vraiment à cœur, a-t-il mentionné. On s’est ralliés et ça fonctionne. Ça aurait coûté plusieurs milliers de dollars à la Ville. Mais, on y croit et on entretient les sentiers gratuitement. On a l’expertise en fatbike, alors on veut que la population puisse en profiter. La cohabitation dans le respect entre tous les utilisateurs est donc primordiale. »

Leadership de la Ville

Le président des Amis des sentiers, Michel Matteau, abonde dans le même sens. « On a vu le leadership de la Ville dans le dossier, a-t-il fait valoir. Il n’était pas question de laisser trainer les choses. On est heureux de pouvoir continuer à travailler dans le même sens. Le parc est pour tout le monde. Il y a assez de sentiers pour que tous y trouvent leur compte. Mais, c’est évident que certains usages demandent une exclusivité. C’est le cas du fatbike. On va voir comment ça va se passer avec le projet pilote qui se terminera le 1er avril. »

Pour de plus amples renseignements concernant les règles et le code de conduite dans les sentiers, consulter le site de la Ville (bromont.org).