Le Dr Michel Poirier, directeur des services professionnels au CSSS de la Haute-Yamaska, précise que depuis environ dix ans, un code d'urgence est utilisé pour mobiliser les professionnels de la santé dans des situations d'urgence.

Code 666 : En situation d'urgence, le CHG déploie son plan d'intervention

L'hôpital de Granby pourrait composer avec une situation d'urgence comparable au renversement de la remorque d'un tracteur survenu mercredi à Sherbrooke, ce qui a mené 59 personnes au CHUS, dont 53 enfants.
Depuis une dizaine d'années, «un code est lancé lorsqu'il y a plusieurs traumatisés», explique le directeur des services professionnels du CSSS de la Haute-Yamaska, Michel Poirier. Avant même leur arrivée, les ambulanciers préviennent l'urgence du nombre de patients et du type de cas. Ce qui permet de lancer le code 666 dans des situations d'urgence.
«Tous les médecins de garde reçoivent alors un appel sur leur téléavertisseur. Tous les médecins dans l'établissement se rendent à l'urgence», indique le médecin. Comme on compte deux ou trois médecins à l'urgence le jour, qu'ils sont six de garde sur les étages et un aux soins intensifs, on compte déjà une dizaine de médecins prêts à intervenir rapidement. Si ce n'est pas suffisant, d'autres médecins qui ne sont pas à l'horaire ce jour-là ou oeuvrant dans des groupes de médecins de famille peuvent être appelés.
Le chirurgien de garde reçoit aussi cet appel d'urgence. Ce n'est pas rare qu'un chirurgien en assiste un autre en salle d'opération; ce dernier pourrait éventuellement être appelé en renfort. Sans compter les radiologistes et les orthopédistes, des spécialistes souvent appelés à intervenir auprès des traumatisés, tout comme d'autres travailleurs de la santé, dont des infirmières. Une salle d'opération est toujours disponible pour faire des interventions d'urgence.
Le code 666 est lancé de six à huit fois par année, note le Dr Poirier. Le plus souvent, la situation est moins grave qu'elle n'apparaissait au départ. Lorsque de six à 10 blessés arrivent en même temps à l'urgence à la suite d'un accident de la route, il peut y en avoir d'un à trois qui sont grièvement blessés, indique-t-il d'expérience. «Il y a des gens qui ont des blessures mineures, un peu mal au cou ou au dos, ce sont quand même des gens qui peuvent attendre un petit peu», dit-il.
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