Un clocher de l’église de Saint-Pie a été soufflé par de forts vents, le vendredi 1er novembre.

Clocher de l'église Saint-Pie arraché par le vent : des coûts importants à prévoir

La fabrique de la paroisse de Saint-Pie a lancé dimanche une campagne de sociofinancement afin de réparer le clocher de l’église qui a été emporté par les forts vents de vendredi dernier.

L’appel à l’aide lancé sur la plateforme GoFundme affiche un objectif de 75 000 $, mais ce nombre n’est qu’à titre indicatif puisque l’administration de l’église est toujours dans l’attente de l’évaluation des dommages par l’assureur. Pour la présidente de la fabrique de la paroisse de Saint-Pie, Madeleine Ravenelle, il est clair que le coût des travaux sera très élevé.

Lundi, des grutiers s’affairaient à colmater la brèche apparue après l’accident pour éviter que l’eau et la neige ne s’y infiltrent, a-t-elle indiqué.

Rappelons que vendredi, les forts vents ont arraché la flèche d’un des deux clochers et celle-ci s’est retrouvée au sol du côté de la rue Saint-François, alors que le reste du clocher est tombé du côté opposé, sur le terrain de l’église.

Les autorités avaient alors évacué une dizaine de résidences adjacentes, par crainte que le deuxième clocher, où sont installées les cloches de l’église, subisse le même sort que le premier ou que d’autres morceaux du clocher sectionné partent aussi au vent, ce qui représentait un risque pour la sécurité des résidents.

Dans sa chute, le clocher a aussi endommagé les lignes électriques situées à proximité. La messe du dimanche n’a donc pu avoir lieu, le courant ayant été coupé « par mesure de sécurité », indique Mme Ravenelle.

Le clocher n’était pas en mauvais état, soutient-elle. « La brisure montre que c’était encore un bois de qualité ; c’est une secousse qui a soufflé notre clocher », ajoute-t-elle.

Difficultés financières

« Nous allons vraiment avoir besoin d’aide », affirme Madeleine Ravenelle. D’autant plus que, récemment, l’église a dû faire des réparations en raison d’une infiltration d’eau, ce qui a vidé les coffres déjà peu remplis du lieu de culte.

« Les églises ne sont pas pleines les dimanches, donc nos coffres sont vides, il est clair qu’il nous faut de l’aide extérieure, affirme Mme Ravenelle. Les dîmes ne sont pas payées par tout le monde, même si on a une bonne population, les quêtes du dimanche sont minimes. Les revenus sont tellement petits, que ça nous prend d’autres sources de financement. » Elle ajoute ne pas compter sur les gouvernements, estimant que « ça ne les intéresse pas beaucoup ».