En début d’après-midi, samedi, 28 citrouilles étaient exposées au Musée des communications et d’histoire de Sutton.

Citrouill’Art connait un essoufflement à Sutton

Décorer une citrouille ne semble plus avoir la cote. Le concours Citrouill’Art, qui fête cette année son dixième anniversaire à Sutton, n’a pas connu le même succès que lors des années passées. En début d’après-midi, samedi, 28 citrouilles étaient exposées au Musée des communications et d’histoire de Sutton, soit le quart de celles présentées l’an dernier.

L’organisateur Richard Leclerc admet sentir un certain essoufflement à l’école primaire de Sutton, principal public ciblé par ce concours de décoration de citrouilles. « La seule explication que j’y vois, c’est la lassitude. L’année passée, on avait commencé à le sentir, mais pas au niveau du nombre de citrouilles. Le vendredi avant l’exposition, on ouvre pour que les élèves viennent visiter et, l’an passé, il y avait trois classes qui étaient venues alors que les années précédentes c’était pratiquement toute l’école. »

Cet automne, seulement trois enseignants ont demandé à obtenir des citrouilles pour participer au concours artistique. On peut voir le produit du travail d’équipe des élèves en entrant dans la principale salle d’exposition du musée. Aucune ne respecte d’ailleurs le thème suggéré sur la musique, qui garde un lien avec l’exposition de l’été portant sur le compositeur François Dompierre.

À l’autre extrémité de la pièce, autour et sur le grand piano Bösendorfer prêté au musée par Diane Cormier et ayant appartenu au Hongrois-Canadien Miklós Takács, se trouvent les citrouilles préparées par des adultes ou par des enfants aidés par un adulte. On y voit des représentations de Gene Simmons, le chanteur du groupe Kiss, une boule disco aux yeux formés de disques compacts et portant des écouteurs, et une citrouille Michael Jackson, micro à la bouche.

« Je ne peux pas dire que je suis déçu parce que la qualité est là, mais je suis déçu du nombre de citrouilles. On a déjà atteint 120 citrouilles. » Devant ce constat, le concours ludique pourrait ne pas revenir, à moins d’un revirement de situation.

La population était invitée à voter pour ses citrouilles préférées. Les artisans courent la chance de gagner un des prix dont la valeur globale atteint 700 $.

Le thème de la musique a été retenu par Richard Leclerc pour son concours de décoration de citrouilles, Citrouill’Art.

Des concerts appréciés

Un concert intime de Michael Hynes était prévu dimanche. Il « va nous jazzer de la musique de film d’horreur, pour rester dans le thème », souligne M. Leclerc.

Le piano de Miklós Takács, un des fondateurs du département de musique de l’UQAM et qui a acheté une petite église de Glen Sutton pour y tenir des concerts, a été bien populaire auprès des musiciens. Même si le mauvais entreposage du piano à queue pendant des années dans l’église lui a causé des dommages, le son des marteaux frappant les cordes s’est fait entendre à plusieurs reprises cet été. Il n’y a qu’à penser à la visite du jazzman Oliver Jones et à François Dompierre qui ont fait résonner les notes de l’instrument.

Ces concerts ont été l’aspect le plus populaire de l’été pour le Musée des communications et d’histoire de Sutton, qui a connu une baisse d’achalandage. « On a eu de beaux événements et c’est ce qui a marqué l’été au musée, constate Richard Leclerc. Le piano a été une vedette. Il a attiré des musiciens et il doit avoir attiré 300 spectateurs. »

La programmation ne s’arrête pas là. Le 18 novembre, il y aura un hommage à Joni Mitchell avec Karen Young à la voix et Marianne Trudel au piano. Le concert servira de collecte de fonds pour le musée.

Enfin, des cantiques de Noël d’Europe seront proposés aux spectateurs, le 16 décembre, ce qui clôturera la saison du musée.

La population était invitée à voter pour ses citrouilles préférées.