Près d’un millier d’anciens étudiants de l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand ont participé aux retrouvailles des cinquante ans de l’établissement scolaire.

Cinquante bougies pour l'école Jean-Jacques-Bertrand

L’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand souffle ses cinquante bougies cette année. Les classes de l’établissement fondé en 1969 ont vu les cohortes d’élèves défiler au fil du temps. Samedi, près d’un millier de ses finissants sont revenus sur les lieux se remémorer leur passage à la polyvalente.

C’était la fête, samedi, à l’école secondaire Jean-Jacques-­Bertrand. L’événement avait des airs de dernière journée d’école avant les vacances estivales tellement l’excitation était palpable. Pourtant, plusieurs des participants ont cessé d’user les bancs d’école depuis de nombreuses saisons.

« C’est l’occasion de revoir des visages qu’on n’a pas vus depuis longtemps et aussi les lieux. Nous restons maintenant à Longueuil et je n’étais pas retourné dans cette école depuis qu’on a terminé », témoigne Joanne Matté.

Le passage à la polyvalente est un moment important dans une vie. « C’est ici que j’ai rencontré mon mari et on n’est pas le seul couple qui s’est formé ici ! », assure Diane Dion, finissante de la toute première cohorte et membre du comité d’organisation.

Mme Dion n’a pas tort puisqu’une autre finissante de la première heure, Joanne Matté, reconnaît avoir rencontré son amoureux Daniel entre les murs de l’école secondaire.

Roch Bourbonnais

Ces retrouvailles à grand déploiement sont l’initiative de François Audette, qui se présente volontiers comme « Monsieur polyvalente 1979-1980 ». Un titre qui était alors décerné lors du gala de fin d’année à celui et à celle qui s’était le plus impliqué dans la vie scolaire.

« J’ai commencé à travailler là-dessus il y a plus d’un an. En fait, c’était pour rendre hommage au frère Roch Bourbonnais, le premier directeur de l’école qui est toujours vivant », précise-t-il.

Roch Bourbonnais assure se souvenir des visages de ceux qui ont fréquenté l’établissement scolaire alors qu’il en était le directeur.

Assis paisiblement sur son banc devant l’école, Roch Bourbonnais continue d’incarner une figure d’autorité pour les anciens élèves qui étaient sous sa responsabilité.

« J’avais comme adjoint le frère Jacques Beaulieu qui s’occupait du respect de l’autorité, mais il avait une faiblesse : il aimait trop le sport et il s’adoucissait lorsque les jeunes lui en parlaient. Moi j’étais un peu plus strict », reconnaît celui qui a dirigé l’école de 1969 à 1979.

Si plusieurs anciens ont passé une partie de la journée à discuter avec leurs enseignants, nombreux étaient ceux qui tenaient à rencontrer l’ancien directeur.

Lorsqu’un étudiant lui demande s’il se souvient de lui ou d’elle, le religieux souhaite savoir si la personne se rangeait parmi les plus sages ou les plus turbulents.

« En fait, je me souviens bien des visages, mais ce sont les noms qui m’échappent », précise-t-il.

Roch Bourbonnais, aujourd’hui âgé de 91 ans, vit dans une résidence de sa communauté religieuse à La Prairie.

Travail de moine 

Le comité mis sur pied par François Audette a effectué un « travail de moine », pour reprendre l’expression utilisée par Jacinthe Allard, qui fait également partie du comité.

« Il n’existait pas de liste de tous les anciens élèves afin qu’on lance les invitations. Ma collègue Diane a réussi à trouver la liste des finissants de toutes les cohortes et c’est comme ça qu’on a pu savoir le nombre d’élèves qui sont passés par l’école », explique Mme Allard.

Selon les calculs du comité organisationnel, près de 8000 personnes ont déjà étudié à l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand.