Marielle Marceau reprochait à Ski Bromont d’avoir mal entretenu un local.

Chute d'une aînée: la cour absout Ski Bromont

Ski Bromont n’a pas à dédommager une octogénaire ayant subi une fracture de la hanche à la suite d’une chute dans l’un de ses bâtiments.

Marielle Marceau reprochait à la station de ski d’avoir mal entretenu un local servant à entreposer l’équipement des skieurs. En décembre 2012, alors âgée de 78 ans, elle avait trébuché sur des bâtons de ski laissés par terre au bâtiment Altitude. Elle venait de terminer un après-midi de ski et y louait un casier.

La femme a été transportée à l’hôpital, où on a diagnostiqué une sévère fracture de la hanche, et a dû être opérée et suivre divers traitements par la suite.

Le juge Martin Tétreault, de la Cour du Québec, estime que Mme Marceau « ne s’est pas déchargée de son fardeau de démontrer que Ski Bromont avait manqué à son obligation de sécurité », indique-t-il dans un jugement récent.

L’endroit était régulièrement inspecté et « il n’y avait pas de piège », ajoute-t-il. De plus, « lors de son interrogatoire au préalable, Mme Marceau a admis qu’elle ne regardait pas par terre lorsqu’elle est entrée dans la salle des casiers ».

Préjudice

La demanderesse réclamait 25 000 $ pour préjudice moral et 15 000 $ pour les souffrances subies ainsi que l’incapacité partielle permanente qui s’en est suivie.

Pour un propriétaire d’immeuble, l’obligation de procurer un accès sécuritaire ainsi qu’un bon état d’entretien « est une obligation de moyens et non de résultat », rappelle la cour dans son jugement.