Contrairement à ce qu'il avait dit à La Voix de l'Est il y a environ un mois, le député de Brome-Missisquoi Christian Ouellet ne briguera pas de prochain mandat. Il a décidé de prendre sa retraite dès les prochaines élections fédérales.

Christian Ouellet prend sa retraite

Contrairement à ce qu'il avait dit à La Voix de l'Est il y a environ un mois, le député de Brome-Missisquoi Christian Ouellet ne briguera pas un autre mandat. Il a décidé de prendre sa retraite dès les prochaines élections fédérales.
Gilles Duceppe sera d'ailleurs de passage à son bureau de Cowansville à 11h30 ce matin pour annoncer une candidature surprise, laissait savoir un communiqué émis par le Bloc québécois. Quant à Christian Ouellet, il devrait en profiter pour expliquer sa volte-face.
Aucun nom n'a donc officiellement été mentionné, mais selon l'hebdomadaire Le Reflet du lac de Magog, celui de l'ex-maire du Canton d'Orford, Pierre Rodier, circulerait. Une information toutefois démentie par le bureau de M. Ouellet et par le principal concerné.
Quoi qu'il en soit, il s'agira, dit-on, «d'une personnalité connue de la région».
En entrevue à La Voix de l'Est, à la mi-janvier, la continuité ne faisait pourtant aucun doute pour le député de Brome-Missisquoi. «J'ai réussi à établir un lien de proximité avec les gens. On a fidélisé notre clientèle. Pourquoi les gens voteraient pour quelqu'un qui n'était pas près d'eux?», avait-il dit, en faisant référence au libéral Denis Paradis, qui a représenté la région de Brome-Missisquoi pendant une décennie avant lui.
À 76 ans, Christian Ouellet était le doyen des parlementaires à la Chambre des communes. Il a été élu en 2006 après une tentative infructueuse en 2004.
Denis Paradis
À l'annonce du retrait de la politique de Christian Ouellet et de l'arrivée imminente d'un nouveau bloquiste, son plus proche adversaire, le libéral Denis Paradis, s'est montré plutôt impassible. «Je pense que ça ne changera pas grand-chose, a-t-il déclaré en entrevue téléphonique à La Voix de l'Est. Je pense que peu importe le candidat bloquiste qui sera choisi, ça ne donnera rien de plus ou rien de moins. La question n'est tout simplement pas là.»
«Elle se situe dans le fait que les gens vont avoir à choisir leur gouvernement, et non son opposition parce que quand tu es dans l'opposition, tu ne peux pas aspirer à changer quoi que ce soit», poursuit-il.
Dans ce sens, il salue l'homme qu'est Christian Ouellet, mais déplore que «les limites de son parti lui ont rendu impossible de changer les choses».
«Il n'avait pas un travail facile en tant que député du Bloc, il avait beaucoup d'éléments contre lui», ajoute-t-il.
Sans dire directement qu'il est plus confiant de remporter le prochain scrutin, il a affirmé sentir «une mouvance dans Brome-Missisquoi qui va nous aider à déloger le Bloc».
«J'ai fait beaucoup de terrain et j'ai rencontré beaucoup de bloquistes déçus, qui se demandent ça mène où, le Bloc, mais aussi des conservateurs amers qui ont l'impression de s'être fait voler leur parti par M. Harper», illustre-t-il.