Deux jours après la macabre découverte, les propriétaires des bêtes, Annie Ducharme et Nathalie Lepage, sont encore sous le choc de savoir que leurs fidèles compagnons ont été victimes d'une telle violence.

Chiens battus à mort: elles recherchent les coupables

Yoshi et Tonka, un labernois croisé husky de deux ans et un bullmastiff croisé labernois de trois ans sans histoire, ont connu une bien triste fin, il y a quelques jours. Quelqu'un les a torturés et lâchement abandonnés dans un fossé du 6e rang à Saint-Valérien-de-Milton, à une dizaine de kilomètres de chez eux. Leurs maîtresses cherchent les coupables, coûte que coûte.
C'est une résidente du quartier qui a aperçu les deux bêtes gisant dans le fossé, le corps encore recouvert de glace, alors qu'elle marchait dans le rang.
Yoshi, un labernois croisé husky de deux ans, a connu une fin tragique.
Deux jours après la macabre découverte, les propriétaires des bêtes, Annie Ducharme et Nathalie Lepage, sont encore sous le choc de savoir que leurs fidèles compagnons ont été victimes d'une telle violence.
Au fil du temps, les chiens avaient développé une grande complicité, raconte Mme Ducharme, si bien qu'ils passaient beaucoup de temps ensemble. Leurs maîtres avaient alors convenu d'autoriser la présence des deux animaux sur leurs terrains respectifs. 
Or Yoshi et Tonka, deux bêtes timides dont le poids combiné atteint les 200 livres, ont disparu en début de soirée, mercredi. «D'habitude, Tonka donne des coups de patte pour que je lui ouvre la porte. Je l'ai attendu jusqu'à minuit, raconte Mme Lepage. Je l'appelais, mais il ne venait pas.»
Si les chiens avaient un grand terrain de jeu, jamais auparavant ils ne se sont enfuis de chez eux, précisent les Miltonnaises, posant l'hypothèse que l'auteur du crime crapuleux a enlevé les chiens chez eux, à Sainte-Cécile-de-Milton.
Dès le lendemain, les familles de Tonka et de Yoshi se sont mises à leur recherche. Un important périmètre a été quadrillé, sans succès.
C'est dimanche, en après-midi, que l'appel maudit a été logé. «J'ai eu un message de la Fondation Caramel me disant que les chiens avaient été retrouvés, mais qu'ils n'étaient pas décédés d'une mort naturelle», se souvient Mme Lepage, qui refusait tout simplement de croire que le pire était arrivé.
Quand on lui a remis les médailles appartenant à Tonka, elle ne pouvait plus nier la vérité. «J'étais triste, mais aussi fâchée de ce qu'on leur avait fait subir», raconte-t-elle, retenant quelques sanglots. 
«Geste complètement gratuit»
Louise Meunier, propriétaire de la Fondation Caramel, en charge du contrôle animalier dans ce secteur, qualifie de «geste complètement gratuit» le traitement barbare infligé aux chiens, étranglés et battus.
«Il y avait des traces de violence, affirme-t-elle. On leur a fait un garrot pour les étouffer. Un des deux chiens avait même un câble d'acier autour d'une patte.»
Les policiers l'ont contactée samedi pour venir récupérer les corps des chiens. «On ne sait pas depuis quand ils étaient dans le fossé», note-t-elle, ajoutant que Tonka et Yoshi n'étaient pas des chiens connus pour être errants ou pour avoir causé des nuisances de quelque nature. 
C'est une résidente du quartier qui a aperçu les deux bêtes, le corps encore recouvert de glace, alors qu'elle marchait sur le rang. «Quelqu'un qui passait par là en voiture n'aurait pas pu les voir», affirme Mme Meunier.
«Les chiens ont carrément été ''pitchés'' dans le fossé, un par-dessus l'autre. Deux chiens ne peuvent pas arriver là et décider de mourir en même temps dans cette position», croit-elle.
À la recherche des coupables
Des policiers de la Sûreté du Québec se sont présentés en avant-midi, lundi, pour recueillir une plainte formelle auprès de Mmes Lepage et Ducharme. Une enquête a été ouverte, confirme la porte-parole Ingrid Asselin.
Entre-temps, Mme Lepage a publié des photos du crime odieux sur Facebook, ce qui n'a pas tardé à susciter une vague d'indignation chez les Internautes. Vingt-quatre heures après sa publication, le message de la Miltonnaise avait été partagé plus de 8500 fois, notamment sur des pages dédiées à la protection et à la défense des droits des animaux.
«J'ai mis ça sur Facebook parce que je n'apprécie pas que quelqu'un ait fait ça à mon chien, souligne-t-elle. Le reste, c'est à la police de s'en occuper pour ne pas que ça se reproduise.»
Ni elle ni Mme Ducharme n'ont la moindre idée de qui aurait pu commettre ce crime sordide. «Tout le monde savait que c'étaient nos chiens, tout le monde les connaissait», déplore cette dernière.
Le vétérinaire de Yoshi procédera à l'autopsie des deux chiens afin de relever des éléments de preuve susceptibles d'incriminer tout suspect potentiel. 
Une récompense de 500 $ avait été offerte pour la dénonciation du ou des coupables. La somme a été doublée par les dons de plusieurs internautes dégoûtés. «On espère seulement que ça va mener à l'arrestation», soupire Annie Ducharme.
«Après ça, on va pouvoir passer à autre chose», laisse pour sa part tomber Nathalie Lepage.
Quiconque aurait été témoin ou aurait des informations permettant d'élucider cette affaire est prié de communiquer en toute confidentialité avec la section enquête de la Sûreté du Québec, poste de la Haute-Yamaska au (450) 539-3252.