« Mes filles auraient pu se trouver sur la terrasse », a indiqué l'un des demandeurs, Mathieu Poirier.

Chien tiré par un adolescent: les propriétaires réclament 85 000 $

Les propriétaires d'un chien blessé par un adolescent armé d'une carabine exigent un dédommagement. Une poursuite de 85 000 $ a été déposée devant la Cour supérieure, chambre civile, contre le jeune homme - aujourd'hui majeur - et ses parents. Le Suttonnais est déjà accusé d'avoir infligé des blessures à un animal et d'usage négligent d'arme à feu devant le Tribunal de la jeunesse, ce qui nous empêche de dévoiler son identité.
Les demandeurs, Mathieu Poirier et Ina Westover, affirment que leur famille a été traumatisée lorsque le coup de feu a été tiré sur le terrain de Dunham, à l'heure du souper, le 21 avril dernier. L'animal a « hurlé de façon à glacer le sang » et leurs trois filles « criaient, pleuraient et étaient paniquées ayant vu leur chien, M. Wilson, se faire tirer », indique la poursuite intentée par Me Robert Jodoin, de Bromont. À partir d'une voiture, l'adolescent se serait amusé à tirer sur l'animal de compagnie. Il a été intercepté par la police peu de temps après.
La famille se trouvait dans la cuisine au moment de l'incident, soit dans l'axe du projectile qui a blessé la patte du chien, aujourd'hui rétabli. « Mes filles auraient pu se trouver sur la terrasse », avait indiqué M. Poirier à La Voix de l'Est, peu après l'incident. Il n'a pas rappelé le journal, hier.
« Le défendeur (...) a posé de façon pleinement délibérée un geste non seulement hautement répréhensible et fautif, mais également irréfléchi et insouciant, de tirer un animal domestique avec une arme de chasse de fort calibre alors que dans l'axe de tir se trouve une maison d'habitation », dit la poursuite.
Invraisemblance
M. Poirier et Mme Westover réclament notamment 40 000 $ pour atteinte à leur vie et à leur sécurité, 15 000 $ pour le choc traumatique vécu par leurs trois enfants et 8000 $ pour les frais de chirurgie chez le vétérinaire. Le montant demandé peut sembler élevé, mais il fait écho à « l'invraisemblance du geste et au déni de responsabilité des parents », dit Me Jodoin, joint hier. Il rappelle que « ça a été la panique, dans la maison, après le tir » et que « les enfants sont encore ébranlés ».
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