Le chien de race boxer avait été enroulé dans un drap avant d'être enfoui sous terre.

Chien enterré vivant: un homme se livre à la police

La Sûreté du Québec indique qu'un homme a été arrêté pour cruauté envers un animal relativement à un chien qui est mort après avoir été retrouvé, cette semaine, enterré vivant à Saint-Paul-d'Abbotsford, en Montérégie.
La sergente Ingrid Asselin a affirmé que l'homme dans la quarantaine s'est rendu aux enquêteurs lui-même. Il a été interrogé et libéré sous promesse de comparaître à une date ultérieure.
Mme Asselin a précisé que les policiers enquêtent toujours dans ce dossier et qu'ils attendent le résultat de plusieurs tests menés sur le chien de race boxer. La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a dit que le chien était extrêmement déshydraté quand il a été emmené pour obtenir des soins.
Selon la directrice de la division locale de la SPCA, il semblerait que le chien ait été étranglé et frappé à la tête au moyen d'un objet contondant. L'animal semblait être dans un état stable, mais il a succombé à ses blessures mercredi après-midi.
C'est en marchant sur sa terre agricole de Saint-Paul-d'Abbotsford, mardi, que Claude Brodeur a entendu un chien gémir et a vu sa patte sortir de la surface du sol, a rapporté la SPCA. L'animal a été enroulé dans un drap, mais on ne savait pas pendant combien de temps il était resté enfoui dans la terre.
Triste découverte
L'homme a découvert le chien peu avant midi au cours d'une tournée de routine sur son véhicule tout-terrain sur ses quelque 30 acres de terres. Il était alors sur une parcelle en bordure du rang Mawcook.
« Je me suis arrêté pour nettoyer le chemin près du fossé. J'étais à quatre pattes avec mon sécateur quand j'ai entendu japper. C'était évident que ce n'était pas un chihuahua. En m'approchant, j'ai vu la terre bouger quand le chien respirait. Sa patte gauche sortait du sol », a raconté le retraité de la GRC. 
« Je suis resté calme même si la scène était plutôt troublante, a raconté le retraité de la GRC. J'en ai vu d'autres dans ma vie. Mais je savais qu'il fallait faire vite. Ça pouvait être une question de minutes avant que l'animal y passe. Mais en même temps, il pouvait y avoir quelqu'un enterré avec lui dans le trou. »
Avec l'aide d'un policier de la Sûreté du Québec, M. Brodeur a deterré le chien qui a finalement redressé la tête lorsque l'agent lui a versé de l'eau dans le visage. « On lui a enlevé la terre qu'il avait dans la gueule et les yeux. Le pauvre animal avait le shake », se souvient M. Brodeur.
Le chien a ensuite été transporté à l'hôpital vétérinaire de Chambly afin d'y recevoir des soins d'urgence, mais la bête a finalement rendu l'âme plus tard dans la journée.
« Il faut qu'une personne ne soit pas saine d'esprit pour faire ça. Il n'y a aucune bête qui mérite de se faire traiter comme ça. C'est un geste d'une grande violence et tout à fait gratuit envers un bel animal », avait confié M. Brodeur.
Avec la collaboration de La Voix de l'Est