Le ministre responsable de la Faune, Yves-François Blanchet, parle de son intervention comme d'un «élan politique». «C'est un projet bien articulé, bien structuré», a-t-il dit hier après-midi à une cinquantaine de chasseurs réunis à la salle du conseil de Roxton Falls pour l'entendre.

Cheptel de chevreuils: pour une gestion plus serrée

Une meilleure gestion du cheptel des cerfs de Virginie est cruciale dans le sud du Québec pour assurer la diversité de l'espèce et protéger la capacité du milieu naturel de les accueillir, pense le ministre responsable de la Faune, Yves-François Blanchet. Aussi, a-t-il mandaté les fonctionnaires de son ministère pour étudier un projet-pilote préparé par des groupes d'aménagement de forêts et de chasseurs de la région pour réduire la population de ces cervidés.
En vertu de propositions du comité de gestion et d'aménagement forêt-faune d'Acton (COGAFFA) et la Fédération québécoises des chasseurs et pêcheurs, le projet-pilote instaurerait des règles très précises pour ramener le ratio de chevreuils entre quatre et six au kilomètre carré. Ce ratio respecterait la capacité du territoire où se trouvent des chevreuils, selon une étude du département de la faune de la Pennsylvanie.
Le projet-pilote propose plusieurs règles liées à la chasse pour atteindre ce ratio, dont deux principales: la chasse des mâles ne serait autorisée qu'à partir du moment où leurs bois ont atteint trois pointes et la période de chasse à l'arme à chargement par la bouche serait devancée pour éviter la période du rut. Il s'agit dans ce dernier cas d'une forme de contrôle des naissances.
La surpopulation de cerfs de Virginie affecte plusieurs régions du Québec, soutient Michel Dufort, représentant de l'Estrie de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs. Le manque de prédateurs a des effets sur les récoltes des agriculteurs puisque les chevreuils mangent une partie de leurs cultures. Leurs pertes s'élèveraient à 12%, a-t-il dit. Le reboisement des terres et des érablières est également difficile, les chevreuils étant friands des jeunes pousses.
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