Des familles pour accueillir temporairement un ou des chats sont recherchées dans la région afin de donner une deuxième chance à des chats abandonnés.

Chats abandonnés: familles d’accueil recherchées

« Pour nous, cette année, c’est pire que les autres années », estime la présidente des Chatmoureux, Carole Ménard. L’organisme qui place des chats errants dans des familles d’accueil en attendant de leur trouver une famille d’adoption reçoit trop d’appels pour ses capacités.

Depuis la mi-juin, Mme Ménard croit avoir conseillé à au moins une soixantaine de personnes de se tourner vers d’autres organismes pour le signalement d’un chat errant ou abandonné.

« Il y a beaucoup plus de demandes de prise en charge de chats abandonnés. Il y a eu beaucoup de cas de déménagement avec abandon et plusieurs sont des chattes gestantes. »

Comme les Chatmoureux n’ont pas de locaux, ils ne peuvent pas garder les chats en attendant de leur trouver une nouvelle famille. Ils comptent alors sur leur réseau de familles d’accueil. « C’est ça l’affaire. On n’a pas de famille d’accueil de libre, souligne la présidente de l’organisme granbyen. Si les familles n’ont pas de pièce pour isoler le chat quelques jours et qu’elles ont déjà un chat, elles ne peuvent pas en prendre. »

Les familles d’accueil, si elles ont déjà un ou des chats, doivent pouvoir isoler le nouvel arrivant pendant quelques jours afin de s’assurer qu’ils n’ont pas une rhinotrachéite virale féline ou toute autre maladie infectieuse et pour laisser le temps au vermifuge et à l’antiparasite de faire effet. Les familles sans autre chat peuvent toutefois recevoir un nouveau pensionnaire sans avoir besoin d’une salle pour l’isoler.

Le constat est le même pour l’organisme de Cowansville la Cabane à chat, qui a également un réseau de familles d’accueil. « On est limité à combien on peut en prendre et, financièrement, on est un peu serré, note Nathalie Laveault, fondatrice de la Cabane à chat. J’ai beaucoup de cas lourds à traiter. Présentement, j’ai six familles d’accueil. On est très petit comparé aux autres. On en prend moins pour être sûr que leurs besoins médicaux soient comblés. »

Elle accepterait d’autres familles d’accueil, mais cherche surtout plus de financement afin de payer le vétérinaire pour ces chats supplémentaires qu’elle accueillerait dans son réseau.

45 familles

À l’heure actuelle, 45 familles accueillent un chat en attente d’adoption dans le réseau des Chatmoureux. Deux ou trois sont en attente, mais elles ne peuvent pas isoler l’animal.

« Elles ne peuvent pas prendre le chat en charge, à moins qu’une première famille d’accueil s’occupe de l’isolation avant de le transférer jusqu’à l’adoption », ajoute Carole Ménard.

Les Chatmoureux aimeraient donc garnir leur banque de familles d’accueil dans la région. Il leur en faudrait au moins une dizaine, mais il n’y a pas de limites.

Les familles ont à prendre en charge un chat à la fois, à moins que ce soit une chatte et ses chatons ou des chats qui ont vécu ensemble. Les frais de vétérinaire sont payés par l’organisme financé par des dons.

Adoption au ralenti

Les adoptions de chats via les Chatmoureux sont plutôt au ralenti en été, quoique quelques adoptions ont fait le bonheur des fondatrices des Chatmoureux et de leur famille d’accueil puisque ces chats étaient aux soins d’une famille d’accueil depuis plusieurs mois.

L’un de ces félins a même attendu plus d’un an avant de trouver une famille pour le reste de ses jours. « Les “p’tits” vieux, on est toujours contents quand ils sont adoptés ! »

Après autant de temps, la séparation est toutefois un peu plus difficile. « Mais ça nous permet d’en prendre un autre et de lui donner la même chance. »

Lorsqu’une famille veut adopter, les responsables des Chatmoureux n’hésitent pas à poser des questions pour être certains que le chat demeure dans sa famille adoptive pour le restant de ses jours. Les familles d’accueil posent elles aussi des questions.