Le château d’eau de Bedford construit dans les années 40 nécessite des travaux de peinture. La Ville n’a pas les moyens d’allonger les 300 000 $ pour effectuer les travaux.

Château d’eau à Bedford: pas de solution en vue

L’administration municipale de Bedford ne sait toujours pas quel avenir elle va réserver à son château d’eau. Elle tient à conserver la structure emblématique, mais les coûts pour la peinturer l’empêchent d’aller de l’avant.

« On a reçu deux offres d’entreprises spécialisées en peinture. Elles varient de 300 000 $ à 350 000 $. On ne veut pas perdre notre château d’eau, mais on ne peut pas se payer des travaux de cet ordre-là. C’est impossible. On a besoin d’aide », explique le maire Yves Lévesque.

Depuis quatre ans, la Ville cherche des solutions. L’aide du gouvernement fédéral a été sollicitée, a indiqué M. Lévesque.

En vain. « Ils n’ont aucun programme de subvention pour ce genre de structure. On nous a dit que ce n’est pas un équipement qui peut être reconnu comme patrimonial », a-t-il expliqué.

« On en parle depuis quelques années déjà, mais personne ne semble être capable de nous aider. C’est décourageant. »

Les composantes en acier du château d’eau, construit dans les années 40 et qui mesure 45,7 mètres (150 pieds), sont en assez bonnes conditions, assure M. Lévesque. Elles ont cependant besoin d’un coup de pinceau.


«  On en parle depuis quelques années déjà, mais personne ne semble être capable de nous aider. C’est décourageant.  »
Yves Lévesque, maire de Bedford

Des travaux pour enlever les écailles de peinture seraient nécessaires. Puisque la peinture contient du plomb, des mesures particulières doivent être prises pour protéger la rivière aux Brochets, qui coule presque au pied de la structure. D’où les coûts exorbitants exigés par des entreprises spécialisées.

M. Lévesque est d’avis que le château possède une valeur patrimoniale dans la mesure où la structure était utilisée pour fournir de l’eau potable.

« La Ville s’est bâtie parce qu’elle avait un réseau d’aqueduc gravitaire. On doit trouver un moyen de le préserver », soutient-il.

Lorsque la Ville a installé des pompes sur son réseau d’aqueduc dans les années, le château d’eau a perdu sa raison d’être.

En 2015, la Ville s’est adressée à Patrimoine Canada pour décrocher une subvention afin de rénover le château d’eau.

La municipalité proposait d’y aménager une passerelle pour que les gens s’en servent comme tour d’observation. Le ministère fédéral a dit non au projet.