Charlotte Evans a officiellement pris les guides de la direction générale du Diapason mercredi.
Charlotte Evans a officiellement pris les guides de la direction générale du Diapason mercredi.

Charlotte Evans prend la relève du Diapason

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
On peut dire que 2020 est une année charnière pour le Diapason. Charlotte Evans prend le flambeau à la direction générale de la maison de soins palliatifs de Bromont, qui célèbre son 10e anniversaire.

Charlotte Evans fait partie du personnel du Diapason depuis le tout début. Il y a un an, elle a commencé à épauler la directrice administrative, Lucie Wiseman, qui a assuré pendant huit ans la direction générale. Prendre la relève de cette dernière s’est donc présenté tout naturellement. «Je suis dans le domaine des soins palliatifs depuis près de 20 ans. Avec la venue de la pandémie, j’ai développé un grand intérêt pour la direction générale. (...) Et j’ai soumis ma candidature», a fait valoir Mme Evans.

Détentrice d’une maîtrise en sciences infirmières de l’Université McGill, Charlotte Evans a occupé divers postes en tant qu’infirmière clinicienne, directrice des soins infirmiers et conseillère clinique, a indiqué l’organisation par voie de communiqué.

À la maison Au Diapason, «elle a notamment assuré le recrutement et la formation de l’équipe soignante ainsi que la mise en place et l’organisation des ressources matérielles afin que l’unité soit fin prête pour les patients» lors de l’ouverture, en 2010.

Orientations

La pandémie force la maison de soins palliatifs à revoir plusieurs de ses orientations. Notamment en ce qui concerne son financement. «Particulièrement dans le contexte de COVID, on devra s’enligner vers une orientation pour nous adapter à la nouvelle réalité. Que ce soit pour nos services, notre présence dans la communauté et au niveau philanthropique», a-t-elle indiqué.

À ce chapitre, quelques pistes de solutions sont actuellement à l’étude. «On devra y aller davantage vers des dons planifiés. Et dans le futur parc, les gens pourront planter un arbre et avoir un lieu de commémoration grâce à leur don», a-t-elle cité en exemple.

Aide médicale à mourir

Jusqu’ici, la maison Au Diapason n’offre pas l’aide médicale à mourir. Appelée à préciser sa position dans ce dossier, Charlotte Evans est demeurée évasive. «La pandémie a révélé plusieurs enjeux dans les soins de fin de vie. On devra mieux se pencher sur notre offre de services. (...) Comme clinicienne, je suis favorable à ce que les patients soient bien soignés et que l’on réponde à leurs besoins. Que l’on soit en mesure d’assurer une fin de vie digne, paisible et dans le confort», a-t-elle mentionné.

Mme Evans a par ailleurs mentionné que le positionnement de la maison de soins palliatifs concernant l’aide médicale à mourir pourrait changer. La direction a amorcé une réflexion à ce sujet depuis deux semaines et devrait trancher à propos de cette question au cours des deux prochains mois.

Plusieurs projets sont également sur la table ou lancés depuis peu. On parle notamment du lancement d’un groupe de suivi virtuel pour personnes endeuillées qui devrait être reconduit.