La candidate du PQ dans Granby Chantal Beauchemin était accompagnée de Juan Penagos pour défendre les propositions du PQ en immigration.

Chantal Beauchemin présente son plan en immigration

La candidate du Parti québécois Chantal Beauchemin veut soutenir l’accueil des immigrants à Granby. Elle estime qu’une série de mesures pourrait faciliter leur intégration dans la région et ainsi offrir une solution à la pénurie de main-d’œuvre qui affecte les entreprises de la circonscription.

« Je pense qu’on devrait accueillir plus d’immigrants à Granby », lance Chantal Beachemin qui a présenté vendredi matin sa vision de l’immigration au Québec.

Celle-ci compte lutter contre la pénurie de main-d’œuvre en investissant dans les programmes d’accueil des immigrants. 

« Nous ce qu’on vise, c’est que 100 % des nouveaux arrivants restent au Québec ! », lance-t-elle.

Sur ce chiffre, elle souhaite que le quart d’entre eux s’installent en région.

« Le gouvernement libéral n’a pas réussi à retenir les nouveaux arrivants au Québec. Sur les 53 000 qu’on a accueillis l’an dernier, 20 000 ont quitté le Québec », dresse-t-elle comme bilan.

Elle a également critiqué le programme de francisation mis sur pied par le gouvernement libéral en le qualifiant d’échec.

Selon ses chiffres, plus de la moitié (55 %) des nouveaux arrivants n’auraient pas un niveau de français correct.  

La candidate du PQ n’avait pas plus d’affection pour les promesses de la CAQ en la matière allant jusqu’à qualifier de « drame » le risque qu’une famille soit expulsée après l’échec du test des valeurs proposé par la CAQ. 

« Généralement les gens arrivent en famille. Les enfants vont apprendre le français et ils vont se faire des amis et, au bout de trois ans, si papa et maman ne réussissent pas [les tests de français et des valeurs], ils vont devoir repartir chez eux. C’est une probabilité trop grande pour envisager cette solution-là », estime la candidate. 

Pour soutenir les nouveaux venus à Granby, Mme Beauchemin compte collaborer étroitement avec Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY) et consolider le financement de l’organisme, sans toutefois avancer de chiffres précis. 

« Ce sont eux les experts et ils n’ont pas besoin qu’on leur dise comment faire leur travail, ils ont juste besoin d’argent », explique-t-elle tout en rappelant qu’il ne s’agit pas de sommes faramineuses. 

Français

À l’image du chef du Parti québécois, Chantal Beauchemin estime que la clef de l’intégration passe par la maîtrise du français. 

Un gouvernement péquiste exigerait la maîtrise de la langue pour tous les immigrants économiques avant leur arrivée au Québec et faciliterait la francisation des réfugiés en milieu de travail.

La candidate rappelle les engagements du son parti de faciliter l’accès au marché du travail aux nouveaux arrivants, notamment par une plus grande reconnaissance des diplômes.  

Juan Penagos, un membre de l’équipe électorale du PQ originaire de Colombie, s’est lui aussi montré très critique envers les positions de la Coalition avenir Québec en matière d’immigration. 

« Le chef de la CAQ mise beaucoup sur la peur et sincèrement ça me fait mal. Ce n’est pas une personne qu’un immigrant peut regarder dans les yeux et lui faire confiance. Il est complètement déconnecté de la réalité immigrante », lance Juan Penagos.

Pour Chantal Beauchemin, souveraineté et immigration peuvent par ailleurs très bien aller de pair. 

« Avec l’idée d’une souveraineté, tous les nouveaux arrivants vont être comme nous : les nouveaux habitants d’un Québec tout neuf, des cofondateurs. Moi je crois beaucoup à l’ouverture, au partage de cultures et de compétences. Pour moi, ça va de soi de construire un Québec indépendant avec tous ceux qui sont ici maintenant. Je pense que c’est important de rendre notre identité forte et quand aura confiance en nous, ça sera tellement simple de s’ouvrir aux autres », conclut-elle.