Dans son discours, la candidate Chantal Beauchemin s’est présentée comme celle qui veut toujours s’occuper des autres, un souci aussi présent dans ses rôles d’enseignante et de mère.

Chantal Beauchemin lance sa campagne

Le Parti québécois a inauguré son local de la rue Principale mardi soir, amorçant ainsi officiellement sa campagne à Granby. Dans son discours, la candidate Chantal Beauchemin s’est alors présentée comme celle qui veut toujours s’occuper des autres — un souci aussi présent dans ses rôles d’enseignante et de mère. Et selon elle, sa formation est la mieux équipée pour accomplir une telle mission sociale.

Mme Beauchemin a amorcé son discours de lancement de campagne en rappelant plusieurs des propositions annoncées par le Parti québécois (PQ) dans les derniers jours, comme les tarifs de garderie ajustés selon le nombre d’enfants, les lunchs à petit prix ou encore la possibilité d’éviter le magasinage de matériel scolaire grâce à des trousses fournies par l’école.

Elle a aussi réitéré certains engagements en lien avec la santé, comme la volonté du PQ de désengorger les urgences, entre autres en augmentant le nombre d’infirmières spécialisées. « Il faut que les patients soient au centre des décisions, plutôt que les médecins ! », a lancé Chantal Beauchemin.

Ensuite seulement a-t-elle mentionné des soucis plus régionaux, comme la pollution de la rivière Yamaska.

Puis, elle a enchaîné avec le manque d’efficacité des transports entre Granby et la sortie 74 de l’autoroute 10, qui sert généralement de point de rencontre pour le covoiturage. Mme Beauchemin aimerait par exemple instaurer des autobus qui parcourraient régulièrement les grands axes, comme les rues Dufferin, Cowie et Denison.

Un thème qui lui a d’ailleurs permis de revenir avec la proposition de son chef, qui voudrait établir un « Tinder » du covoiturage.

Chantal Beauchemin compte vraisemblablement sur des rencontres nombreuses et variées afin de préciser ses propositions. À cet effet, la candidate a souligné avoir déjà rencontré des gens de plusieurs milieux, allant des travailleurs d’usine aux membres de l’Organisme du bassin versant de la Yamaska. D’ailleurs, sans avancer de chiffres, Mme Beauchemin affirme vouloir encourager plusieurs organismes de la région avec « plus qu’une tape dans le dos ».

À la fin de son discours de lancement de campagne, avant de passer à la période de questions, la candidate a abordé la question de la souveraineté. « On me pose toujours la question “t’es-tu séparatiss ?”, ce à quoi je réponds “je suis humaniste et souverainiste” ».

La candidate a ensuite enchaîné avec les efforts à mettre pour protéger et promouvoir la langue française, une priorité pour « commencer la marche vers l’indépendance ».

Une approche ouverte
Le lancement de la campagne granbyenne du PQ a également présenté un aspect plutôt rafraîchissant : l’appétit de collaboration, qui tranche avec les prises de bec, directes et indirectes, entre les chefs de partis.

Mme Beauchemin indique avoir rapidement rencontré, dans un esprit très convivial, les autres candidats dans Granby. Elle a même révélé qu’elle s’entend très bien avec Lyne Laverdure, du Parti libéral, avec qui la péquiste dit développer une « franche camaraderie » malgré des différences d’opinions. « Parler d’adversaires, c’est dépassé ! »