La distribution de denrées aux sans-abri de Montréal est le prétexte pour Émilie Beauregard (tuque blanche) de réunir une partie de sa fratrie de huit frères et sœurs ainsi que des amis.

Changer le monde, une boite à la fois

Le temps des fêtes n’est pas uniquement la saison des cadeaux, c’est aussi le moment que choisissent de nombreuses personnes pour poser un petit geste de générosité. C’est le cas de la Granbyenne de naissance Émilie Beauregard, qui distribue depuis cinq ans des boites à lunch aux sans-abri sur l’île de Montréal.

Pour Émilie Beauregard, l’une des plus importantes traditions des fêtes se vit quelques jours après Noël. Avec des amis, elle parcourt les rues de Montréal en ciblant les endroits où se regroupent le plus de sans-abri. Quelques jours avant la distribution, elle confectionne avec ses proches ses centaines de boites à lunch en y mettant un repas complet, mais également des produits hygiéniques de première nécessité.

Plusieurs centaines de ces boites à lunch ont déjà été distribuées. Émilie aimerait en préparer et en distribuer 150 cette année. « Chaque année, lorsqu’il en manque, ça fait de la peine. Il y a deux ans, je me suis mise à pleurer lorsque nous en avons manqué. C’est une personne sans-abri qui m’a consolé en me disant qu’ils allaient partager entre eux », se souvient-elle.

Émilie a vécu dans plusieurs villes dans les dernières années. Elle a toutefois toujours tenu à entretenir cette tradition.

La distribution de denrées est un prétexte pour réunir une partie de la fratrie de huit frères et sœurs ainsi que des amis lors de cette journée de distribution. Cette année, par contre, Émilie devra passer son tour, mais elle a une très bonne raison. « Je suis enceinte de 37 semaines ! », lance-t-elle. Elle a toutefois activement participé aux préparatifs dans les dernières semaines.

Sociofinancement

À voir les visages des gens à qui elle vient en aide s’illuminer, Émilie a su qu’elle devait amener son projet plus loin. Elle a donc décidé l’an dernier de lancer une campagne de sociofinancement.

Si les coûts en nourriture sont négligeables, la future maman explique que ce sont surtout les produits hygiéniques qui alourdissement le facture.

« Je me sens toujours mal à l’aise de demander de l’argent aux gens. Surtout qu’au final, c’est généralement mes proches qui contribuent le plus », avoue-t-elle. Cette année, elle invite toute la population à contribuer à la cause. Les intéressés peuvent le faire via sa page sur la plateforme Onedollargift.com