Éric Gaudreau, Émile, Élie et Geneviève Dionne ont changé de vie durant la pandémie. Ils ont quitté le duplex qu’ils habitaient à Montréal et ont acheté une résidence à Saint-Joachim-de-Shefford.
Éric Gaudreau, Émile, Élie et Geneviève Dionne ont changé de vie durant la pandémie. Ils ont quitté le duplex qu’ils habitaient à Montréal et ont acheté une résidence à Saint-Joachim-de-Shefford.

Changer de vie avec la pandémie

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
La pandémie aura toujours une résonnance particulière pour Éric Gaudreau et Geneviève Dionne. Le couple a profité de cette période où tout était à l’arrêt pour changer de vie. Ils ont quitté leur duplex montréalais pour s’installer à Saint-Joachim-de-Shefford avec leurs deux enfants.

« C’était le temps ou jamais. Le fait que tout soit arrêté a facilité les choses. Ça nous a permis d’avoir du temps pour y réfléchir. Je ne pense pas qu’on aurait fait ce changement-là, si ce n’avait pas été de la COVID », raconte Geneviève Dionne.

La nouvelle Joachimienne affirme qu’elle et son conjoint ont décidé de faire le saut pour la qualité de vie qu’apporte la proximité de la nature, mais également pour que leurs enfants, âgés de cinq et sept ans, puissent avoir un groupe d’amis avec lequel jouer les soirs et les fins de semaine.

Cela était plus difficile à Montréal. La petite Élie ne fréquentait pas l’école de son quartier et la famille s’évadait toujours les fins de semaine à son chalet de Lanaudière.

C’est aussi là qu’elle s’est réfugiée lorsque la crise sanitaire s’est déclarée. Les Gaudreau-Dionne y sont demeurés plus de deux mois. « On avait beaucoup de temps libre. On s’est mis à regarder les maisons sur Centris. On a surtout constaté, mon chum et moi, qu’on ne s’ennuyait pas vraiment de Montréal », explique Geneviève Dionne.

Celle-ci fait valoir que le couple n’avait plus l’impression de bénéficier des avantages de la métropole. En fait, dit-elle, les désavantages étaient plus nombreux. Ils avaient entre autres l’impression de perdre un temps fou dans la circulation et les transports en commun. Cela faisait en sorte que la rengaine « métro-boulot-dodo » décrivait bien leur quotidien.

Attraits

Autre constat qui s’est imposé dans la foulée de la pandémie pour celle qui travaille dans une agence de communication : elle peut facilement faire du télétravail. « On va se rendre à Montréal au besoin », dit Geneviève Dionne.

Celle-ci n’est d’ailleurs pas la seule à avoir fait ce constat. Deux autres de ses collègues ont aussi décidé de quitter Montréal pour s’installer à la campagne au cours des derniers mois, glisse-t-elle.

« Homme à tout faire », Éric Gaudreau pouvait facilement envisager ce changement de vie et de région.

Le couple ne sait pas encore s’il conservera son chalet, mais il a choisi Saint-Joachim pour y établir sa résidence principale. La proximité des parents de Geneviève Dionne, qui habitent à Shefford, ainsi que le programme d’études internationales de l’école primaire locale, ont influencé leur choix.

« Éric et moi, on souhaitait, tant pour les enfants que pour nous, appartenir un peu plus à une collectivité. Ce qui est moins évident à Montréal, où on ne connaissait pas vraiment nos voisins. Ici, les contacts sont plus faciles », souligne Mme Dionne.

Cette dernière fait valoir que ses enfants ont rapidement trouvé des avantages à leur nouvelle vie. Ils sont inscrits au baseball et ce ne sont pas les amis qui manquent, alors que les jeunes familles sont nombreuses dans la municipalité.

Surtout, le quatuor a retrouvé une denrée précieuse dont il profitait peu en semaine dans son autre vie montréalaise. « On a gagné beaucoup, beaucoup de temps », dit Geneviève Dionne qui passait entre autres 90 minutes dans le métro chaque jour.