On voit ici le président de la multinationale CGP Expal, Frédéric Froissart, devant la ligne de production à la fine pointe de la technologie implantée dans la nouvelle usine de l’entreprise à Bromont.

CGP Expal en pleine croissance

En pleine croissance, CGP Expal vient de mettre la touche finale à un vaste projet lui permettant d’accroître sa capacité de production. L’ajout d’équipements à la fine pointe de la technologie au sein de la nouvelle usine du boulevard de l’Aéroport a également permis à la multinationale de rapatrier certains procédés de fabrication de l’Europe vers Bromont.

« Le projet de Bromont est une pièce maîtresse du développement de CGP Expal. On est arrivés au Canada il y a 13 ans. Cette année, on attaque une étape importante. [...] Ça se traduit par un plan d’investissement global de 11 M $, tant immobilier que matériel », a indiqué à La Voix de l’Est le président de l’entreprise, Frédéric Froissart.

En fait, la compagnie est spécialisée dans la fabrication de papier antidérapant servant à stabiliser les marchandises durant le transport. La pierre angulaire du projet d’expansion à Bromont est l’ajout d’équipements d’enduction et d’impression ultra-sophistiqués. « En plus de la dimension performance de nos produits, on y a ajouté un volet marketing », a fait valoir celui qui est à la tête de la société internationale.

La nouvelle gamme phare de l’entreprise, nommée « stabulon », permettra ainsi de mettre au premier plan la marque des clients sur le papier antiglisse, en plus d’assurer la sécurité et l’intégrité des produits transportés par palettes, a résumé M. Froissart.

Effervescence
L’entreprise aux nombreuses ramifications célèbre cette année son centenaire. Or, l’implantation d’un premier bureau de vente de CGP Caribou au Québec, plus précisément à Saint-Jean-sur-Richelieu, remonte à 2005.

Trois ans plus tard, la compagnie déménage à Granby. Elle devient alors CGP Expal. La croissance de l’entreprise est telle qu’elle doit à nouveau trouver des locaux plus spacieux dans la région pour poursuivre sur sa lancée. La multinationale élit rapidement domicile à quelques kilomètres de là. « On était à l’étroit, mais on aimait la dynamique de la région. Nos recherches nous ont menés vers Bromont. On y a été très bien accueillis. On sentait une réelle volonté de la Ville de travailler avec nous. Le choix s’est donc fait tout naturellement », a mentionné M. Froissart.

Toutefois, l’espace disponible au sein du quartier général bromontois, d’une superficie de 2600 mètres carrés (près de 28 000 pieds carrés), est vite devenu insuffisant.

En 2015, CGP Expal a donc acquis un immeuble industriel de 7600 mètres carrés (environ 82 000 pieds carrés), situé à quelques pas du bureau principal. L’implantation des nouveaux équipements, dont le lancement est tout récent, s’est faite au cours de la dernière année.

« Le développement commercial et technique sur le continent nord-américain fait en sorte que le volume ne peut plus être assuré par les unités européennes. L’intégralité de ce volume sera produite ici, à Bromont », a expliqué le dirigeant de l’entreprise.

À terme, CGP Expal prévoit créer 14 emplois.

Assises nord-américaines
Le principal marché de CGP Expal est concentré aux États-Unis. Pour le moment, l’approche protectionniste préconisée par le président Trump ne semble pas en voie d’assombrir le tableau. « Jusqu’ici, tout se passe bien pour nous. Si les frontières se fermaient, il faudrait revoir notre stratégie et on créerait une nouvelle exploitation », a indiqué M. Froissart.

La consolidation de l’entreprise au Québec devient donc primordiale. « Ça sécurise le groupe en entier. [...] Le transfert de procédés de fabrication ici nous permet en quelque sorte d’être un back up pour le marché européen ou ailleurs dans le monde », a fait valoir le président.

Les dirigeants de la multinationale viennent à peine de boucler ce projet d’expansion d’envergure qu’une nouvelle initiative est déjà sur la table à dessin.

Si tout se déroule comme prévu, Bromont pourrait accueillir « d’ici deux à quatre ans » le second centre de recherche et développement de la compagnie, actuellement établi en France, a affirmé M. Froissart. Selon ce dernier, un partenariat avec le centre de recherche en microélectronique de Bromont (C2MI) est aussi dans l’air concernant la traçabilité des produits de l’entreprise.