Le député de Granby, François Bonnardel, s’est dit surpris d’un si grand mécontentement de la population à l’endroit de l’urgence de Granby.

« C’est énorme », clame Bonnardel

Le député de Granby François Bonnardel estime que le système de santé connaît plusieurs ratés. Il est toutefois surpris du si grand mécontentement évoqué par la population à l’endroit de l’urgence et du temps d’attente à l’hôpital, dans le cadre du sondage Segma Recherche.

François Bonnardel suit les dossiers santé dans la circonscription de Granby depuis près de 10 ans. Pas de doute que la population en a assez des débordements récurrents à l’urgence de Granby, ce qui se reflète, dit-il, dans les résultats du sondage. « Avoir 67 % d’insatisfaction, c’est énorme. [...] Mais je comprends la frustration des gens », a-t-il réagi.

En fait, le taux de satisfaction au sujet de l’urgence et du temps d’attente au CHG n’est que de 27,4 %, soit 5,3 % qui sont « très satisfaits » puis 22,1 % « assez satisfaits ». Se disant « persuadé que 100 % du personnel de l’hôpital est là pour les usagers », le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec­ estime que le gouvernement Couillard est loin d’atteindre ses cibles en santé. « Malgré toutes les réformes que le ministre de la Santé [Gaétan Barrette, ndlr] a mises en place, on voit encore des délais d’attente de 12 h à 15 h. Ça ne fonctionne pas, a-t-il déploré. Ce n’est pas acceptable. »

Multiples cibles

Contrairement à de nombreux répondants, François Bonnardel­ estime que l’augmentation du personnel n’est pas la principale cible à atteindre pour régler les débordements à l’urgence de Granby. « On nous a dit [à la FIQ] qu’il ne manque pas d’infirmière. Mais avec le taux d’absentéisme, le personnel est fatigué. On leur demande sans cesse de faire du temps supplémentaire obligatoire. C’est complètement fou », a-t-il déploré, faisant le parallèle avec les chauffeurs de camion « qui doivent arrêter de conduire après 12 h ».

Le député de Granby croit que l’option d’une superclinique, qui avait été mise de côté par les médecins de la région, devrait être considérée. « Si [les médecins] lèvent le drapeau, le ministre de la Santé est présent et l’argent suivra pour une superclinique à Granby. Mais je ne peux pas [leur] forcer la main », a-t-il imagé.

L’amélioration de la clinique d’accès existante, rue Saint-Jacques, dont les services et les heures d’ouverture ont récemment fait l’objet d’une restructuration fait également partie de la solution, croit M. Bonnardel. « La Ville a mis de l’argent durant des années. Le CIUSSS a continué d’opérer la clinique et de mettre des sous. Je sais que ça va mieux, a dit François Bonnardel, et j’espère que ça va continuer comme ça. »

Pour sa part, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie n’a pas souhaité commenter les résultats du sondage pour le moment.