Un peu plus de 200 personnes, dont une délégation de Sainte-Christine où habitent les Desautels, ont participé à une marche organisée à Drummondville, samedi dernier. L'événement visait à sensibiliser les gens à demander de l'aide plutôt que de s'attaquer aux enfants.

«C'est encore pire qu'au début»

Trois mois jour pour jour après le triple infanticide de la rue Turcotte à Drummondville, la famille Desautels vit encore intensément le deuil de Lorélie, Loïc et Anaïs, présumément noyés par leur mère, Sonia Blanchette, le 2 décembre dernier.
«C'est encore pire qu'au début; les choses ne s'arrangent pas. Nous vivons la situation au jour le jour, mais c'est encore très difficile à supporter. Je suis sous médication et il a fallu augmenter la dose au cours des dernières semaines», a indiqué la grand-mère des enfants assassinés, Yvette Forget.
C'est justement la vie au quotidien qui est difficile pour la famille Desautels. Les trois enfants étaient omniprésents, tant à la maison qu'à la pépinière familiale de Sainte-Christine. Le père, Patrick Desautels, reste incapable de remettre les pieds dans l'entreprise depuis le drame.
«Il voit les enfants partout; il pense toujours à eux. Ils aidaient souvent à la pépinière; il y a eu de bons moments. Moi, j'y vais de temps à autre, mais je ne suis pas capable de rester longtemps», a expliqué Mme Forget.
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