Dès le troisième épisode, on peut reconnaître le Manoir Yamaska, situé en bordure de la route 112 à l’orée de Saint-Paul-d’Abbotsford, qui sert de maison à Gérard Boulerice, un fonctionnaire bien placé au gouvernement du Québec.
Dès le troisième épisode, on peut reconnaître le Manoir Yamaska, situé en bordure de la route 112 à l’orée de Saint-Paul-d’Abbotsford, qui sert de maison à Gérard Boulerice, un fonctionnaire bien placé au gouvernement du Québec.

C’est comme ça que je t’aime: des lieux d’ici crèvent le petit écran

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Le confinement à la maison fortement encouragé par les autorités a sûrement permis à plusieurs de regarder des séries en rafale. Ceux qui auront visionné C’est comme ça que je t’aime sur la plateforme Extra de Tou.tv auront peut-être reconnu deux lieux célèbres de la région où la série plantée dans les années 1970 a été tournée l’été dernier.

La série est disponible en ligne depuis le 6 mars dernier. Éventuellement, elle sera diffusée sur les ondes de ICI Télé. Elle sera également distribuée à l’international sous le titre Happily married.

Dans la seconde moitié de la série, les quatre protagonistes établissent leur quartier général au bar de danseuses La Demoiselle, jouxtant le motel du même nom. Ces scènes ont été tournées au bar Le Gentleman, adjacent à l’Auberge Marieville.

On y suit les tribulations de deux couples sans histoire de Sainte-Foy, dans la région de Québec, « confrontés à l’état lamentable de leur vie conjugale » alors que leurs enfants sont partis au camp de vacances. Dans un étrange concours de circonstances, ils se retrouveront à tremper dans l’univers interlope.

Dès le troisième épisode, on peut reconnaître le Manoir Yamaska, situé en bordure de la route 112 à l’orée de Saint-Paul-d’Abbotsford. Dans la série, la gigantesque demeure est celle de Gérard Boulerice, un fonctionnaire bien placé au gouvernement du Québec qui, sans dévoiler l’intrigue, se retrouvera malgré lui au mauvais endroit, au mauvais moment.

C’est parce que sa décoration est figée dans les années 1970, que les producteurs de la série ont jeté leur dévolu sur le Manoir Yamaska.

C’est parce que sa décoration est figée dans le temps, plus précisément dans les années 1970, que les producteurs de la série ont jeté leur dévolu sur le Manoir Yamaska, convertie fin 2016 en maison à louer par ses nouveaux propriétaires, Daniel-Éric St-Onge et Marie-Ève Allard. « Le bâtiment a été construit en 1967 et 1970, et elle compte encore beaucoup de meubles d’origine. C’était parfaitement dans leur cible, indique M. St-Onge. Environ 80% du décor qu’on voit, c’est toujours de ça que ça a l’air. Ils n’ont pas eu besoin de tout redécorer. »

C’est par le bouche-à-oreille que la maison de production de la série a entendu parler de l’endroit. « Ils nous ont approchés au printemps. À ce moment-là, le projet s’appelait On est faits pour vivre ensemble », relate le propriétaire qui est l’ancien directeur général de la municipalité.

C’est par le bouche-à-oreille que la maison de production de la série a entendu parler du Manoir Yamaska, raconte le propriétaire Daniel-Éric St-Onge.

Environ quatre jours de tournage ont été réalisés dans la seconde moitié du mois d’août, séances auxquelles M. St-Onge et ses proches ont pu assister. « C’est impressionnant de voir à quel point ils peuvent recommencer pour avoir la prise parfaite! » se souvient-il.

Le Manoir Yamaska a aussi été sollicité pour le tournage de deux vidéoclips, qui n’ont pas encore été lancés, indique son propriétaire.

Un motel ressuscité

Dans la seconde moitié de la série, les quatre protagonistes, désormais de redoutables criminels, établissent leur quartier général au bar de danseuses La Demoiselle, jouxtant le motel du même nom.

Ces scènes ont été tournées au bar Le Gentleman, adjacent à l’Auberge Marieville. L’endroit n’est plus en activité depuis un moment, alors que le cabaret de spectacles érotique a déménagé ses pénates ailleurs.

L’édifice construit en 1965 pourrait être démoli au cours des prochains mois pour laisser place à des résidences, a appris La Voix de l’Est.

Le propriétaire des lieux n’a pas retourné notre appel.