Le projet domiciliaire Cercle des Cantons continue de susciter de vives inquiétudes­ chez des résidants du secteur. — Photo Alain Dion

Cercle des Cantons: le comité de résidants revient à la charge

La récente version du projet domiciliaire Cercle des Cantons, présentée à la Ville par le promoteur Groupe Lobato, continue de susciter de vives inquiétudes chez des résidants du secteur. Le sujet a refait surface lors de la séance du conseil, lundi.

Suzanne Perreault, porte-parole du comité de suivi du projet, a réitéré lors de la période de questions que les membres du groupe jugent inadmissible la proposition du promoteur. « Le plan proposé est inacceptable parce que nous ne retrouvons pas les qualités environnementales du projet d’origine. [...] Actuellement, au sein du CCU [comité consultatif d’urbanisme] et son mode de fonctionnement, seules les informations qui parviennent du promoteur sont prises en compte pour évaluer le projet et donner des recommandations. On nous a refusé la possibilité de transmettre nos réflexions aux membres du CCU en tant que citoyens directement impliqués. Pourtant ces informations ont été transmises à presque toutes les séances du conseil et au directeur de l’urbanisme depuis juillet », peut-on lire dans un document transmis aux élus détaillant son intervention.

Le maire de Bromont, Louis Villeneuve­, a pris la balle au bond. « J’étais votre conseiller municipal. Je vous ai dit de vous impliquer dans ce dossier et vous l’avez fait. Et je trouve ça correct, a-t-il dit. Il faut que ça se fasse comme ça. Le conseil municipal a été très clair dans le dossier. Il n’y aura aucune décision prise sans consultation publique. »

La porte-parole du comité de suivi du Cercle des Cantons, Suzanne Perreault

Confiance

Comme l’avait dévoilé récemment La Voix de l’Est, une rencontre est imminente entre Groupe Lobato et des propriétaires de phases antérieures. La conseillère municipale du district, Claire Mailhot, a indiqué en fin de journée mardi que l’entretien doit avoir lieu d’ici la fin mars. Il sera alors question des modifications apportées au plan d’ensemble présenté à la Ville. Suivra la consultation publique sur le sujet. 

Rappelons que les élus ont rejeté, lors de la séance du conseil du 5 juin dernier, la demande de modification du projet déposé par le promoteur. « Selon un des critères du PIIA [Plan d’implantation et d’intégration architecturale, NDLR], les bâtiments devraient être implantés en respectant les constructions voisines tout en favorisant un dégagement à son pourtour pour le maintien du couvert boisé. [...] L’implantation devrait être réfléchie en fonction de la protection des paysages, du maintien de la topographie naturelle et de la qualité de l’environnement [conservation du couvert boisé, NDLR] », mentionne la résolution du conseil.

Suzanne Perreault a pour sa part demandé lundi aux élus s’il était possible d’avoir accès aux plans du projet pour que le comité de suivi puisse se préparer aux rencontres à venir. La directrice du service du greffe et des affaires juridiques, Catherine Nadeau, a alors indiqué que les plans réalisés par des architectes sont assujettis à des droits d’auteur, ce qui nécessite pour la municipalité d’avoir l’autorisation avant de les transmettre.

De son côté, Louis Villeneuve a demandé aux membres du comité de surveillance de « faire confiance » à la Ville dans le dossier. « Si à chaque fois qu’on a un conseil municipal, on reçoit une lettre de huit pages et 12 courriels durant la semaine, un moment donné, ça devient un peu agressant. C’est comme si on ne nous faisait pas confiance. [...] Chose certaine, on ne veut pas aller, en terme de protection environnementale, en bas de ce qui a été prévu le jour un. »