Si le projet de construction du centre sportif multifonctionnel va de l’avant, il pourrait entraîner une facture estimée à 38 millions $.
Si le projet de construction du centre sportif multifonctionnel va de l’avant, il pourrait entraîner une facture estimée à 38 millions $.

Centre sportif multifonctionnel: un projet qui pourrait devenir le plus gros de l'histoire de Granby

Avec des coûts estimés supérieurs à ceux du nouveau centre aquatique, le centre sportif multifonctionnel pourrait devenir le plus gros projet de l’histoire de la Ville de Granby, confirme le directeur du bureau de projets, Daniel Surprenant.

« C’est un très gros projet », lance M. Surprenant.

Si la construction du centre sportif multifonctionnel va de l’avant, elle pourrait entraîner une facture estimée à 38 millions $, alors que les coûts du centre aquatique, dont la construction tire à sa fin rue Léon-Harmel, sont d’environ 33 millions $. Ce dernier projet a d’ailleurs profité d’une contribution conjointe de 20,5 millions $ des gouvernements provincial et fédéral.

Selon Daniel Surprenant, le bâtiment envisagé pour le centre sportif multifonctionnel est imposant. « Le fait d’avoir quatre gymnases, ça prend beaucoup d’espace. C’est aussi naturellement très haut. Il y a aussi tous les équipements qui vont avec ça, comme les vestiaires, les salles multifonctionnelles, les toilettes, les ascenseurs, etc. Ça fait un bâtiment qui ressemble un peu (à celui de la piscine). Et avec la partie extérieure, qui inclut la piste d’athlétisme, on est dans un projet relativement gros », fait valoir le directeur du bureau de projets.

Celui-ci précise par ailleurs que les coûts de construction ont augmenté comparativement au moment où le contrat de construction du centre aquatique a été octroyé, en 2017.

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Défis

Outre les gymnases et deux salles multifonctionnelles, une piste de marche et de course intérieure est envisagée. Si la subvention souhaitée est au rendez-vous, l’étape de conception du projet pourrait s’étirer sur un an et celle de la construction, sur environ un an et demi, souligne Daniel Surprenant.

Dans un monde idéal, dit-il, la construction pourrait commencer au printemps ou à l’été 2021. Mais le projet est d’abord tributaire d’une réponse positive à la demande de subvention de 20 millions $ déposée par la Ville, glisse-t-il.

Concrètement, le futur centre sportif serait construit à l’emplacement actuel de la piste d’athlétisme située près de l’école secondaire J.-H.-Leclerc. L’aménagement des installations extérieures, prévues à l’arrière du bâtiment, pourrait par ailleurs présenter un défi, car la présence de roc est importante sur le site.

« Le bâtiment va être sur rue en avant et la piste d’athlétisme, en arrière avec les équipements pour les compétitions. Il y a du roc en arrière et c’est en pente. Par contre, ça permet de faire un genre d’arène. Ça va faire comme des murs de roc dans le fond pour les estrades. Ça va être un site assez exceptionnel », estime M. Surprenant.

Selon lui, une des forces du projet est que les installations pourraient également être utilisées par les municipalités voisines qui ont des partenariats avec la ville-centre qu’est Granby. « Il n’y a pas beaucoup de locaux, de gymnases, libres de jour pour les personnes qui sont actives. Ça touche une grande partie de la population », note le directeur du bureau de projets.

Plein appui

Le directeur général de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine, affirme avoir offert un « plein appui » à la Ville lorsque le projet lui a été présenté. « C’est un partenariat qui est, selon nous, gagnant-gagnant. On est très fier de pouvoir s’associer avec la Ville », dit-il.

M. Racine relève que la réfection de la piste d’athlétisme était envisagée depuis un bon moment, mais aucun programme de subvention ne permettait à la commission scolaire de déposer une demande. « C’était toujours dans le cadre de mesures d’ajout d’espaces. Et notre dossier n’était jamais priorisé », relève le DG.

Dans le cadre de l’entente conclue, Val-des-Cerfs cède deux lots contigus à la Ville, dont l’un fera l’objet d’un bail emphytéotique.

En revanche, la Ville s’engage à céder 400 000 pieds carrés de terrain pour la construction de futures écoles. Une mesure qui répond assurément aux besoins de la commission scolaire, dit Eric Racine.

Selon lui, les terrains dont dispose encore Val-des-Cerfs sont situés dans le secteur de J.-H.-Leclerc, mais, avec la construction relativement récente de l’école des Bâtisseurs, rue Simonds Sud, le secteur est déjà bien desservi, dit-il.

« Le fait de pouvoir participer avec la Ville de Granby à un beau projet de revalorisation de la piste d’athlétisme et d’ajout d’un centre sportif, en plus d’avoir la possibilité de construire nos écoles sur des terrains qui seront plus près de la clientèle scolaire qu’on va vouloir desservir, c’est un gros plus », calcule M. Racine.

Il espère par ailleurs que les députés, également ministres, de Granby et Brome-Missisquoi, François Bonnardel et Isabelle Charest, sauront en quelque sorte « parrainer » ce projet afin qu’il obtienne une réponse positive, dans le cadre de la demande de subvention.