Patrice Faucher, Daniel Surprenant et Manuel Cabana ont œuvré sur le projet de conversion de l’église Notre-Dame.

Centre et Pavillon Notre-Dame: un endroit à redécouvrir

Au cœur d’un important chantier au cours des deux dernières années, l’église Notre-Dame, devenue le pavillon et le centre Notre-Dame, reprend vie. Une journée portes ouvertes est organisée ce samedi, de 11 h à 15 h, par la Ville et le Cégep de Granby afin que la population puisse découvrir le nouveau visage de l’endroit.

« Il y a plusieurs personnes qui n’ont pas eu la chance de voir l’endroit depuis la dernière messe de 2013 », fait valoir le directeur du bureau de projets de la Ville de Granby, Daniel Surprenant.

« On sait que plusieurs personnes craignaient qu’on ne préserve pas le volet patrimonial. On les invite à venir voir ce qui a été fait », ajoute le directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire à la Ville, Patrice Faucher.

La nef de l’ancien lieu de culte est devenue une salle multifonctionnelle, accessible à la population. Dans l’opération, des toilettes ont été aménagées et un coin traiteur a été ajouté.

Mais l’ajout de boiseries réalisées avec les anciens bancs d’église fait en sorte que ces nouveaux quartiers ne détonnent pas avec l’esprit des lieux. Les vitraux et les fresques murales attirent toujours autant le regard.

Des capsules historiques rappellent le passé de l’immeuble centenaire ainsi que le rôle du fondateur et bâtisseur de l’église, l’abbé Marcel Gill.

La volonté de la Ville, affirme Patrice Faucher, c’est que « les citoyens s’approprient » cette nouvelle salle. Des cours de yoga et de taï-chi y seront offerts. Des spectacles aussi. Une scène et une loge y ont été aménagées. Il est prévu que le Salon des artisans y déménage ses pénates cette année. La collation des grades du Cégep s’y déroulera aussi. Avec une capacité d’accueil de 500 personnes, l’endroit, sous la responsabilité de Vie culturelle et communautaire (VCC) de Granby, sera ainsi accessible pour la tenue de différentes activités, souligne-t-il.

Il est aussi souhaité de mettre davantage en valeur l’orgue Casavant, visé par un projet de restauration. « On ne veut pas juste l’avoir. On veut aussi l’utiliser », note Patrice Faucher.

Modernité

Lié à la Ville par un bail, le Cégep de Granby y a par ailleurs ses quartiers, alors que les techniques de génie mécanique et de génie industriel y sont offertes dans une autre portion de l’édifice, baptisée Pavillon Notre-Dame.

Les citoyens pourront aussi visiter samedi les laboratoires spécialisés et les salles de cours qui ont été aménagés au rez-de-chaussée ainsi que dans l’agrandissement réalisé à l’arrière de l’église.

Une touche de modernité a en outre été insufflée à l’immeuble avec l’ajout d’une nouvelle entrée. Cela visait notamment à assurer un accès universel, alors qu’un ascenseur a été ajouté.

« On a tout un volet qui est historique et patrimonial, mais cette nouvelle entrée très lumineuse, dessinée par l’architecte, amène aussi un côté moderne, en lien avec le Cégep », fait valoir Patrice Faucher.

C’est d’ailleurs dans cette entrée qu’une œuvre d’art y a été déployée, en vertu de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics du gouvernement du Québec, aussi connue sous l’appellation de politique du 1 %, à laquelle la Ville est soumise.

Baptisée Constellation, l’œuvre illuminée de l’artiste montréalais Nicolas Baier a été retenue au terme d’un processus de sélection encadrée par la politique gouvernementale. Elle a été acquise au coût de 88 000 $. L’œuvre sera visible de la rue, alors que l’entrée est abondamment fenestrée, note Patrice Faucher.

Selon lui, c’est la première fois qu’une œuvre, acquise dans le cadre de la politique du 1 %, est installée à l’intérieur d’un immeuble, plutôt qu’à l’extérieur, comme au centre sportif Léonard-Grondin, par exemple. « C’était le souhait d’avoir autre chose que des installations extérieures, parce qu’à Granby, on va se le dire, il y a beaucoup de sculptures extérieures », glisse M. Faucher.

Le projet de conversion a entraîné une facture totale estimée à 13 millions de dollars, dont neuf millions $ sont assumés par la Ville et quatre millions $ par le Cégep. Des coûts supplémentaires d’environ un million $ ont été comptabilisés à ce jour.