Le député de Shefford, Pierre Breton, le conseiller municipal responsable des dossiers sportifs, Stéphane Giard, et le maire, Pascal Bonin, ont participé vendredi au lancement des travaux de construction du centre aquatique.

Centre aquatique: un chantier de deux ans

Après avoir octroyé le contrat en début de semaine, l'administration municipale de Granby a officiellement souligné le lancement des travaux de construction du futur centre aquatique, le plus gros projet de son histoire avec un investissement de 33 millions $.
Pas de pelletée de terre symbolique pour l'occasion, mais le site qui accueillera l'infrastructure municipale, sur une portion du parc Dubuc, était jonché d'accessoires de piscine. Et c'est sur un bloc de départ, habituellement utilisé dans les compétitions de natation, que les discours ont été livrés. 
Les invités du point de presse conviés au lancement des travaux ont en outre été invités à effectuer une visite virtuelle, alors que l'empreinte qu'aura le bâtiment au sol a été marquée. 
La réunion de démarrage avec l'entrepreneur qui a obtenu le contrat, Entreprise de construction TEQ, de Montréal, est prévue la semaine prochaine, a affirmé le directeur du Bureau de projets à la Ville, Daniel Surprenant. La préparation s'amorcera rapidement ensuite. Les roulottes de chantier, équipements et autres clôtures de sécurité feront leur apparition sur le site, situé dans ce qu'il est maintenant convenu d'appeler le quadrilatère des sports.
« Après ça, il va y avoir de l'action pour les deux prochaines années », lance M. Surprenant.
En principe, les travaux de construction seront complétés pour l'automne 2019. La première session officielle d'activités à se tenir au nouveau centre aquatique est prévue en janvier 2020, mais des périodes de bains libres pourraient être à l'horaire de l'automne 2019, a avancé le chef de la division aquatique à la Ville de Granby, Pascal Boivin. 
Trois bassins
Concrètement, l'endroit, qui pourra accueillir 600 personnes à la fois, sera pourvu de trois bassins, deux intérieurs de 25 mètres par 25 mètres chacun (récréatif et entraînement) ainsi qu'un extérieur. Détail : la chaleur de la machinerie sera récupérée pour chauffer l'eau et prolonger la saison de baignade extérieure.
L'équipement prévu devrait par ailleurs permettre de ramener à la piscine une clientèle qui est actuellement absente : celle des ados, estime Pascal Boivin. Il y aura entre autres deux tremplins, un mur d'escalade et une corde à Tarzan, énumère Pascal Boivin. Un parcours Aquatrak (parcours d'obstacles) pourrait aussi y avoir sa place. Sans rien enlever aux nageurs qui veulent faire des longueurs, les vendredis et samedis soirs pourraient être le rendez-vous des ados. 
Des jeux d'eau seront aussi offerts aux tout-petits dans le bassin récréatif, de même qu'une glissoire à hydro frein en forme de double huit, « intéressante pour toute la famille », glisse le chef de la division aquatique. 
Si les premières ébauches du projet prévoyaient que la glissoire serpente par l'extérieur, ce n'est plus le cas, précise Pascal Boivin. 
Quatre ans de travail
Le moment marquait vendredi, selon le maire Pascal Bonin, la fin d'un « effort collectif » de quatre ans, dans le cadre duquel plusieurs élus et membres de l'administration municipale ont travaillé de « façon acharnée » pour mener le projet à terme et trouver des partenaires financiers. 
Les gouvernements fédéral et provincial ont confirmé le printemps dernier qu'ils y vont d'une contribution conjointe de 20,5 millions $. Pascal Bonin se réjouit en outre que ce « projet important pour les générations futures » n'ait aucun impact sur le compte de taxes. 
Le conseiller municipal responsable des dossiers sportifs, Stéphane Giard, a rappelé que les premières bases du projet ont été jetées à peine quelques semaines après l'assermentation des élus en 2013, à la lumière d'un rapport soulignant l'état préoccupant de la piscine actuelle, la piscine Miner. Celle-ci, avec 148 287 entrées comptabilisées en 2016, est l'un des plateaux sportifs les plus utilisés-, a-t-il souligné. 
Le député de Shefford, qui siégeait encore à la table du conseil municipal lorsque ce dossier a été amorcé, Pierre Breton, a pour sa part relevé que le projet sera « rassembleur pour la grande région », en plus de « contribuer aux saines habitudes de vie ». Selon lui, « les grands gagnants, ce sera la population ».
Se faisant vieillissante, la piscine Miner tiendra-t-elle le coup jusqu'en 2020 ? « L'avenir nous le dira », dit le chef de la division aquatique. Selon lui, des investissements y sont réalisés de façon continue pour en assurer l'entretien de ses systèmes mécaniques et autres.
La première session officielle d'activités à se tenir au nouveau centre aquatique est prévue en janvier 2020, mais des périodes de bains libres pourraient être à l'horaire dès l'automne 2019.
Le centre aquatique en bref
Le centre aquatique comptera deux bassins intérieurs et un bassin extérieur avec les caractéristiques suivantes : 
Un bassin récréatif de 25 m x 25 m avec une entrée plage, des jeux d'eau, un jet de sol, trois corridors de natation et une zone pour adultes avec spa.
Un bassin d'entraînement, mesurant 25 m x 25 m, qui comptera 10 couloirs de natation et deux tremplins (1 m et 3 m) avec une descente pour les personnes à mobilité réduite. On y trouvera également des structures WIBIT (jeux gonflables).
Un bassin extérieur de 625 m2 avec une entrée plage, des jeux d'eau, un jet de sol et glissoire inspirés d'un concept « resort » pour la famille. Ce bassin sera chauffé grâce à la récupération de chaleur des équipements mécaniques afin de prolonger la saison.
À l'intérieur du centre aquatique, il y aura une glissade à hydro frein indépendante des bassins et un sauna mixte. Un espace détente avec chaises longues sera accessible.
Au total, 600 baigneurs pourront utiliser le centre aquatique au même moment : 250 baigneurs au bassin d'entraînement et 350 baigneurs au bassin récréatif.
Source : Ville de Granby