Des amitiés se sont formées entre des aînés des Résidences Distinction et des élèves de 5e année de l’école L’Étincelle, dans le cadre du projet intergénérationnel «L’amitié n’a pas d’âge».

Célébrer l’amitié intemporelle

Jeunes et aînés ont tant à s’offrir. Depuis 1987, la Semaine québécoise intergénérationnelle, qui se déroule cette année du 19 au 25 mai, souligne le rapprochement entre les générations que promeuvent divers organismes œuvrant auprès des aînés au Québec.

« Ça fait deux ans que la table de concertation des aînés offre le projet intergénérationnel. L’an passé, le thème était la maltraitance et cette année, c’est l’amitié et comment dans la vie, on sera parfois portés à se faire de nouveaux amis », soutient Sophie Foisy, coordonnatrice de la démarche Municipalité Amie des Aînés (MADA) Granby et de la politique d’égalité.

Cette année encore, les élèves de 5e année de l’école L’Étincelle ainsi que les aînés des Résidences Distinction se sont réunis afin de célébrer l’amitié intemporelle. En effet, lors de six rencontres tenues tout au long de l’année scolaire, ils se sont adonnés à toutes sortes d’activités, telles que le bricolage, le dessin et les jeux de société.

Empathie et partage

« Mon projet préféré est quand on parlait que l’amitié n’a pas d’âge, parce qu’on pouvait voir à quel point que, même si on n’est pas du même âge, on peut être amis », affirme Stella-Rose Girard, de la classe de madame Gabrielle.

« J’ai trouvé ça très important pour moi, parce que mes grands-mères sont au Mexique. J’ai beaucoup aimé ça », avoue quant à lui Jean-Pierre Jauregui Villarreal.

Les jeunes ont développé une sensibilité et une empathie face à leurs pairs. Par exemple, Abigaëlle Dubois rappelle l’importance de leur offrir notre aide, si par exemple une personne « échappe sa canne par terre », et Stella-Rose ne manque pas l’occasion de tendre la main à sa voisine âgée, qui souffre de problèmes de vision.

Petits gestes

Par ailleurs, avant les six rencontres, les élèves de 5e se sont adonnés à quelques expériences « dans la peau d’un aîné », soit en portant des lunettes qui altèrent la vision, ou en tentant d’attraper de la monnaie avec de gros gants — autant de petits gestes qui peuvent devenir difficiles au quotidien, à un âge avancé.

De leur côté, les 10 résidents des Résidences Distinction qui ont participé aux rencontres ont également appris des élèves.

« Cette année, on a eu deux hommes (messieurs Paradis et Beauregard), annonce Catherine Nadeau, responsable des loisirs aux résidences. Et savez-vous quoi ? Ça se chicane pour s’asseoir avec les hommes ces enfants-là ! Petit fait cocasse : les garçons ont appris des poignées de main cool à monsieur Paradis et je pense qu’il s’en souvient encore ».

« Je n’ai pas eu de filles avec moi, déclare pour sa part Jacqueline Boulay. Être avec les petits garçons, j’ai aimé ça. C’était nouveau pour moi. Leurs questions me surprenaient. »

La fête

Dans le cadre de la Semaine québécoise intergénérationnelle, le pavillon Leduc des Résidences Distinction a réuni une dernière fois sous son toit, jeudi, enfants, parents, organisateurs et aînés. Petits gâteaux, jus, témoignages et autres célébrations étaient au rendez-vous pour clore en beauté cette année de partages, de rires et de temps de qualité passé ensemble.

Propriétaire des Résidences Distinction, Chantal Bruyèr se dit fière d’avoir participé à ce projet pour une deuxième année. D’ailleurs, pour l’édition 2018 du projet intergénérationnel, la classe 501 de 5e année a reçu le prix Cécile Choinière, visant à promouvoir la bientraitance.

Lors de la fête intergénérationnelle, Mme Bruyère a constaté à quel point le projet a tissé des liens. « Tantôt, j’ai eu un beau commentaire. Mme Boulay a tapé sur l’épaule d’une jeune fille en disant : “Elle, c’est mon amie ! ” », a-t-elle déclaré, émue.

Bref, de nombreuses retombées positives ont découlé de ces rencontres entre générations, si bien que plusieurs élèves sont unanimes : ils voudraient bien revoir leurs nouveaux amis.