«On veut développer l’esprit de résolution de problème, ce qui est à la portée de tous, et aussi des notions de sécurité», explique Olivier Touchette, enseignant en Technologie de génie industriel.

Cégep de Granby: le Coin du réparateur est de retour

Les objets de tous les jours — téléphone cellulaire, ordinateur ou grille-pain — qui peinent à fonctionner pourront bénéficier d’une seconde vie au Cégep de Granby, vendredi.

Près de 80 étudiants, supervisés par une vingtaine d’enseignants, vous attendent de 9 h 30 à 11 h 30 afin d’offrir gratuitement leurs services pour des réparations en tous genres.

Le concept vise à lutter contre l’obsolescence programmée et inciter les gens à réparer leurs objets plutôt que d’en acheter des neufs, un réflexe qui fait la vie dure au portefeuille et à l’environnement.

« On veut développer l’esprit de résolution de problème, ce qui est à la portée de tous, et aussi des notions de sécurité », explique Olivier Touchette, professeur en Technologie de génie industriel et organisateur de ce quatrième Coin du réparateur.

Cette fois-ci, l’activité se tiendra au Centre Notre-Dame (anciennement l’église Notre-Dame), entrée porte 266, indique M. Touchette.

« L’électronique est très touchée par l’obsolescence programmée, fait remarquer l’enseignant. Et souvent, l’objet n’a besoin que d’une mise au point. On a quand même un bon taux de succès ! »

Les grille-pains font partie des objets les plus auscultés lors de cet événement inspiré d’ateliers similaires ayant vu le jour à Polytechnique Montréal.

Diagnostic

En plus de se tenir en marge de la Marche pour le climat qui aura lieu en après-midi au centre-ville de Granby, ce Coin du réparateur aura comme particularité de mettre davantage les étudiants à l’avant-plan.

Un diagnostic préliminaire permettra aussi aux clients de savoir si leur objet peut être réparé afin de ne pas causer de trop longs délais. Tout se fait sur-le-champ. Si le travail se fait attendre, l’Écocentre de Granby fournira des choses à réparer.

À leur discrétion, les gens qui souhaitent récompenser les réparateurs seront également invités à faire un don à la Fondation du Cégep de Granby.

À long terme, M. Touchette souhaite que cette activité soit intégrée dans plusieurs cours et revienne « plusieurs fois par année ». L’idée n’est pas de remplacer les réparateurs professionnels, mais de sensibiliser la population et de former les étudiants.