Le Coin du réparateur sera de retour le 12 février, de 12h40 à 14h, puis le 10 mars, de 11h30 à 13h15, et enfin le 25 mars, de 12h40 à 14h au Centre Notre-Dame.

Cégep de Granby: le coin du réparateur de retour trois fois plutôt qu’une

Fort de sa popularité, le Coin du réparateur sera de retour non pas une, mais trois fois, à la session d’hiver au Cégep de Granby. Les citoyens sont donc attendus avec leurs objets brisés dès le 12 février prochain, pour bénéficier de l’expertise d’enseignants et, nouveauté, d’étudiants.

L’objectif initial de cet atelier de réparation était d’ailleurs d’inculquer aux étudiants la notion de réparation des objets dans un souci de lutte à l’obsolescence programmée.

« On voulait que les étudiants nous apportent leurs objets pour qu’on les répare, car ils ne sont pas habitués. Ils ont été élevés dans le jetable, constate Olivier Touchette, professeur de génie industriel de l’établissement. On a remarqué que c’étaient plutôt des gens âgés qui apportaient des objets, car pour eux, c’est plus naturel d’essayer de réparer avant de jeter.»

« C’étaient surtout des professeurs qui réparaient les objets. Mais notre but premier n’était pas de réparer, mais de sensibiliser les étudiants », explique M. Touchette.

Ceux-ci mettront donc la main à la pâte le 12 février, de 12 h 40 à 14 h, puis le 10 mars, de 11 h 30 à 13 h 15 et le 25 mars, de 12 h 40 à 14 h, au centre Notre-Dame (anciennement l’église Notre-Dame), entrée porte 266.

Essai

Une journée « d’essai » a eu lieu le 27 septembre dernier, jour de la Grande marche sur le climat qui a sensibilisé le monde entier aux enjeux environnementaux.

« On commence tranquillement à intégrer la réparation dans les cours. L’idée, c’est aussi d’appliquer des connaissances acquises en classe à l’extérieur, dans un contexte pratique ou professionnel », souligne le professeur.

Le fait d’ajouter deux dates à l’événement annuel permettra non seulement aux étudiants de se mesurer à un plus grand nombre d’objets — le traditionnel grille-pain remporte toutefois la palme de l’article le plus souvent apporté —, mais aussi de donner suite à des réparations qui n’auront pas pu être effectuées sur-le-champ. « On ne fournit pas les pièces, rappelle M. Touchette. Donc on pourra faire un diagnostic du problème à la première rencontre, ce qui laissera le temps à la personne d’aller acheter la pièce d’ici à une autre rencontre, où on pourra réparer son objet. Si on a l’équipement sur place, on pourra procéder à la réparation tout de suite. »