Le porte-parole de l'événement, l'animateur Jean-Philippe Dion
Le porte-parole de l'événement, l'animateur Jean-Philippe Dion

Cap vers les jeunes pour le défi EnBarque

Les diagnostics d’anxiété chez les jeunes ont doublé en six ans, passant de 9 % à 19 %, selon la Direction de la santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie. Une donnée qui a incité la Fondation de l’Hôpital de Granby à réserver une place particulière aux adolescents, cette année, dans sa course annuelle de bateaux-dragons, une activité de collecte de fonds baptisée défi EnBarque.

Une journée supplémentaire est donc consacrée aux jeunes, « porteurs d’une nouvelle façon de voir les choses », a déclaré Anne Perron, chef de service à l’unité de psychiatrie de l’Hôpital de Granby en conférence de presse à la chapelle du collège Mont-Sacré-Coeur.

La maladie mentale entraîne encore son lot de préjugés « d’où l’importance d’en parler, de s’informer et de chercher des traitements », a dit Mme Perron.

Jean-Philippe Dion est bien placé pour comprendre cette réalité. 

Sa mère souffre d’un problème de santé mentale, tout comme 28 % des adultes qui souffrent ou souffriront un jour de détresse psychologique élevée.

« Mon historique familial fait en sorte que c’est naturel pour moi [de s’impliquer dans cette cause] », a dit l’animateur originaire de Saint-Alphonse-de-Granby.

Il revient pour une troisième fois à titre de porte-parole du défi EnBarque. 

« Tant que le défi va exister, je serai là, annonce-t-il. C’est une journée complètement folle, où tout le monde est de bonne humeur ! »

Initiatives

L’appel est donc lancé, tant aux écoles secondaires qu’aux entreprises, pour former des groupes en vue de pagayer les 22 (pour les écoles) et 23 mai (pour le corporatif) au lac Boivin.

Chaque équipe — 19 ont déjà confirmé, dont une du collège du Mont-Sacré-Coeur — devra amasser entre 1500 $ et 2000 $ pour prendre part à la compétition nautique.

Les profits seront versés à des initiatives pour les jeunes, comme des ateliers et des conférences, et pour les adultes, à des projets d’aménagement et de sensibilisation. 

La Fondation de l’hôpital souhaite notamment mettre en place un traitement pour la dépression majeure, appelé stimulation magnétique trancrânienne.

Francine fait partie des clients des services de psychiatrie de l’Hôpital de Granby, elle qui anime et participe à un groupe dédié aux schizophrènes. 

« Maintenant, je peux être plusieurs jours sans entendre des voix, a-t-elle mentionné. On est invités à utiliser plusieurs stratégies. Oui, il y a de l’espoir. »

« C’est la force du groupe qui fait qu’on est bons, qu’on est capables de faire de grandes choses », a dit Jean-Philippe Dion.

L’objectif cette année est de 150 000 $, et les dons peuvent maintenant être amassés via internet.