La consommation de cannabis récréatif est maintenant légalisée au Canada et le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a élaboré différentes orientations en lien avec cette nouvelle législation.

Cannabis récréatif et thérapeutique autorisé au CIUSSS de l'Estrie

Il sera interdit de consommer du cannabis dans les installations et sur les terrains du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, sauf si on est un résidant d’un CHSLD ou pour des fins thérapeutiques. Des restrictions sont toutefois à respecter.

La consommation de cannabis récréatif est maintenant légalisée au Canada et le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a élaboré différentes orientations en lien avec cette nouvelle législation.

De façon générale, la Loi encadrant le cannabis du gouvernement du Québec interdit la consommation de cannabis sur tous les terrains des établissements de santé et de services sociaux, mentionne-t-on. Pour la consommation à l’intérieur des installations, des directives sont mises en place s’il s’agit d’un usage à des fins thérapeutiques ou récréatives.

Le cannabis consommé à des fins thérapeutiques doit être prescrit par un médecin pratiquant dans l’établissement. En aucun temps pendant son hospitalisation ou son hébergement, l’usager ne pourra avoir en sa possession du cannabis à des fins thérapeutiques sous quelque forme que ce soit. Pour cette utilisation, le produit doit être fourni par l’établissement dans la mesure du possible et doit être soumis aux mêmes contrôles que les narcotiques, expliqué la pharmacienne Brigitte Bolduc.

« Par exemple, quelqu’un qui consomme habituellement du cannabis pour soulager ses maux de tête et qui consulte à l’urgence ne pourra pas en consommer s’il n’a pas de prescription et qu’il ne s’est pas entendu avec l’équipe soignante à cet effet», explique-t-elle.

«Sa consommation sera alors considérée comme un usage récréatif.»

La politique sur la consommation de cannabis à des fins thérapeutiques actuellement appliquée à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et l’Hôpital Fleurimont sera révisée avec l’objectif de l’étendre à l’ensemble des installations du territoire. Les cas sont quand même rares, selon Mme Bolduc.

La direction de l’établissement suivra les recommandations de son comité d’experts multidisciplinaires et autorisera les résidents des CHSLD à consommer du cannabis fumé ou vapoté à des fins récréatives, mais seulement dans les fumoirs ventilés des différentes installations, a précisé Dre Isabelle Samson, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive et membre du comité d’experts.

La pharmacienne Brigitte Bolduc,  Dre Isabelle Samson et Nancy Désautels, adjointe au président-directeur général adjoint.

Si un CHSLD ne possède pas de fumoir, il ne sera pas non plus permis de fumer ou de vapoter dans les chambres. Également, comme le prévoit la loi québécoise, la consommation de cannabis sur les terrains des établissements de santé et de services sociaux est interdite, ajoute-t-on.

« La directive concernant les CHSLD sera en constante évolution pour refléter les véritables besoins ou enjeux révélés par l’entrée en vigueur de la loi », note Dre Samson.

Deux lignes téléphoniques de soutien ont été mises en place pour les gestionnaires et les cliniciens. «L’une sera répondue par une pharmacienne pour les questions d’enjeux cliniques, de sécurité ou d’éthique. L’autre ligne téléphonique sera disponible pour les questions en lien avec le cannabis à des fins récréatives en milieu d’hébergement », mentionne Nancy Désautels, adjointe au président-directeur général adjoint.

La consommation de cannabis, tout comme d’alcool, n’est pas tolérée au travail. Une politique sur l’alcool et les drogues en milieu de travail fera d’ailleurs sous peu l’objet d’une consultation. Elle sera présentée pour adoption au conseil d’administration au cours des prochains mois. La politique visera tous les membres de la communauté du CIUSSS de l’Estrie – CHUS : employés, gestionnaires, médecins, chercheurs, professeurs, étudiants et bénévoles.

Les contrevenants s’exposent à des sanctions qui restent à définir.