Les intervenants de plusieurs milieux se mobilisent à l’occasion de la 8e campagne «Attachez-le à la vie» en Haute-Yamaska.

Campagne de prévention «Attachez-le à la vie»: miser sur la sécurité des petits

Plus d’un siège d’auto pour enfant sur deux est mal utilisé en Haute-Yamaska, d’où l’importance de relancer la campagne de vérification « Attachez-le à la vie ». Les organisateurs porteront une attention particulière à la nouvelle réglementation qui oblige les enfants de neuf ans et moins ou mesurant moins de 145 centimètres à être assis dans un siège d’appoint.

« Le but est de les protéger en cas d’impact. Si on est assis comme il le faut, dans un bon siège d’auto qui est à la bonne grandeur pour notre poids et notre taille, on est beaucoup mieux protégé si on a un accident d’auto. Le but, c’est de bien soutenir le cou et qu’on n’ait pas plus de blessures à cause de la ceinture de sécurité qui pourraient être pires que l’accident lui-même », a expliqué la pédiatre Gabrielle St-Maurice, qui pratique à l’hôpital de Granby.

La spécialiste a joint sa voix à celles des services de police de Granby et Bromont, de la Sûreté du Québec, des intervenantes d’organismes communautaires, de centres de la petite enfance (CPE) et de la Société de l’assurance automobile du Québec qui se mobilisent à l’occasion de cette huitième campagne en Haute-Yamaska.

Neuf CPE et garderies recevront d’ici le 11 octobre la visite des spécialistes pour vérifier si les sièges d’auto pour les enfants sont bien installés dans la voiture de leurs parents. « Les parents sont avisés. Ce n’est pas une surprise. On n’est pas là pour donner des contraventions. On est là pour miser sur la sécurité », précise Audrey Ménard, éducatrice spécialisée au CIUSSS de l’Estrie.


« Un phénomène qui nous préoccupait : on enlevait trop rapidement le siège d’appoint »
Marie-Ève Laforest, conseillère régionale à la Société de l’assurance automobile du Québec

400 sièges vérifiés

Environ 400 sièges sont vérifiés chaque année en Haute-Yamaska. L’emphase de cette campagne-ci sera mise sur la nouvelle réglementation de la SAAQ, effective depuis avril dernier, et qui oblige les enfants qui mesurent moins de 145 centimètres ou qui sont âgés de moins de neuf ans à être assis dans un siège d’appoint.

« Un phénomène nous préoccupait : on enlevait trop rapidement le siège d’appoint », indique Marie-Ève Laforest, conseillère régionale à la SAAQ, en précisant qu’en 2018, près de 1000 enfants âgés de moins de dix ans ont été impliqués dans une collision routière au Québec.

L’objectif derrière cette mesure, explique-t-elle, est que la ceinture de sécurité passe sur l’épaule (clavicule) et non pas sur son cou, et sur les hanches (bassin) plutôt que sur son ventre. « On veut éviter les blessures graves, les décès, insiste la pédiatre. On peut avoir un arrêt cardio-respiratoire causé par une lésion à la moelle épinière. On peut avoir des traumas crâniens qui peuvent entraîner des séquelles à long terme. Avec les ceintures de sécurité, si on est assis directement sur le siège de la voiture, on peut avoir des lésions internes au niveau de l’abdomen, du pancréas, de la rate. On peut avoir une perforation de l’intestin. »