Sur un site enchanteur en amont du village de Frelighsburg, les responsables du camp ont mis le paquet dimanche pour que les familles en visite passent un bon moment : glissades d’eau, parcours d’hébertisme et classes de Zumba étaient notamment au menu.

Camp Garagona: la déficience intellectuelle sans tabous

Le camp Garagona de Frelighsburg a ouvert ses portes au public, dimanche, dans le cadre de Garagona en fête. Une activité de financement et de visibilité importante pour l’organisme dédié aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme.

Ce n’est pas pour rien que le camp Garagona affiche complet depuis deux semaines. Le centre de vacances a tout pour plaire.

Sur un site enchanteur en amont du village de Frelighsburg, les responsables du camp ont mis le paquet dimanche pour que les familles en visite passent un bon moment : glissades d’eau, parcours d’hébertisme et classes de Zumba étaient notamment au menu.

« C’est une activité de financement importante pour nous, ça devrait nous permettre de lever entre 5000 et 7000 $, mais au-delà de ça, c’est surtout nécessaire pour mieux faire connaître nos services. Il y a encore de la peur face à la déficience intellectuelle, donc ça nous permet de répondre aux questions des gens », souligne Nicolas Brien, directeur général du camp Garagona.

Ce dernier souligne qu’il est nécessaire que le camp retrouve sa quiétude lorsque les premiers vacanciers arriveront dans quelques semaines.

Nicolas Brien, directeur général du camp Garagona

« C’est un milieu que l’on organise pour les gens handicapés. La saveur de nos jours c’est l’intégration, mais c’est fatiguant pour eux de toujours s’intégrer à un monde qui n’est pas fait pour eux. Garagona c’est un milieu qui leur est déjà adapté. »

Visibilité

L’exercice de visibilité est toutefois nécessaire pour le camp qui, comme bien d’autres organismes de la région, subit les contrecoups de la vitalité économique.

Garagona est à la recherche de bénévoles pour donner un coup de main à son comité administratif. « Ce n’est pas une situation de crise et nous avons déjà des gens qui travaillent très fort, mais c’est à ce niveau que l’on recherche de l’aide. Cela nécessite tout de même de l’expérience puisque Garagona est devenu au fil du temps une entreprise avec un chiffre d’affaires d’un million de dollars », précise Nicolas Brien.

Idem du côté de l’embauche de main d’œuvre saisonnière où une quarantaine de postes sont à combler. « Cela a été difficile, très lourd cette année. Nous avons cherché de la Rive-Nord de Montréal jusqu’à Sherbrooke. Pourtant, c’est une super expérience et un acquis sur un CV, mais côté monétaire, c’est moins payant que de travailler au Tim Hortons », reconnaît M. Brien.

À titre d’exemple, le camp Garagona a finalement trouvé son sauveteur samedi. « Sinon, on ne pouvait pas ouvrir la piscine », souligne le directeur général du camp.

Nicolas Brien espère que Garagona en fête contribuera à effacer certaines peurs liées à la déficience intellectuelle et à intéresser de nouvelles personnes à œuvrer au sein du camp.

Le camp accueille chaque été près de 370 vacanciers.