Catherine Larouche affirme que la pandémie lui permettra d’expérimenter une formule qu’elle souhaitait vivre, soit celle d’animer un petit groupe de six enfants. « Le lien d’attachement va être plus facile », dit-elle.
Catherine Larouche affirme que la pandémie lui permettra d’expérimenter une formule qu’elle souhaitait vivre, soit celle d’animer un petit groupe de six enfants. « Le lien d’attachement va être plus facile », dit-elle.

Camp de jour: la pandémie a aussi des avantages 

La pandémie est loin d’effrayer Catherine Larouche qui travaillera cet été comme animatrice au camp de jour de Saint-Césaire. Au contraire. Elle lui permettra de vivre une nouvelle formule qu’elle souhaitait expérimenter.

« Ça ne sera pas simple. Mais je suis très enthousiaste. Ça fait longtemps que je veux un petit groupe. Je trouve que le lien d’attachement va être plus facile à faire comme ça. Aussi, avec les nouveaux horaires, on va toujours être avec notre groupe. Ça m’enchante vraiment », lance la jeune femme de 22 ans qui en sera à son septième été comme animatrice.

Catherine Larouche a toujours travaillé avec des enfants de la maternelle. Et cette année ne fera pas exception. Seulement, les ratios enfants/moniteur revus à la baisse font en sorte qu’elle aura six petits sous son aile, alors que par le passé, elles étaient deux animatrices pour un groupe de 20 à 25 jeunes.

Selon elle, les enfants qui lui seront confiés auront sûrement terminé leur année scolaire. Ils auront ainsi une « expérience » des mesures mises en place dans le cadre de la crise sanitaire.


« On a tendance à croire que ça va être plus difficile avec les plus jeunes, mais je sais qu’ils ont une grande capacité d’adaptation »
Catherine Larouche, animatrice cet été au camp de jour de Saint-Césaire

Rassurée

L’annulation des sorties et les impératifs de la COVID limiteront davantage les activités. Mais ce n’est rien pour inquiéter l’animatrice. Au besoin, elle pourra faire appel aux ressources du web, où il y a une « banque de jeux énorme », dit-elle.

Une thématique a toutefois déjà été développée par l’équipe du camp. Les couleurs de l’arc-en-ciel coloreront chacune des semaines et permettront d’y développer des activités au quotidien, explique Catherine Larouche.

« On a tendance à croire que ça va être plus difficile avec les plus jeunes, mais je sais qu’ils ont une grande capacité d’adaptation. Je suis certaine qu’avec une bonne routine, ca va super bien aller. Plusieurs mesures ont aussi été mises en place par la Ville. On va avoir l’espace suffisant pour pouvoir respecter nos distances », note celle qui étudie pour devenir éducatrice à l’enfance.

Celle-ci affirme que les responsables du camp de jour ont su la « mettre en confiance » avec l’ensemble des mesures mises en place pour assurer la sécurité et la santé de tous.

« Ça ne sera pas comme avant. Le contact de proximité avec les enfants va me manquer. Mais j’ai l’impression que tout va bien aller. Puisqu’on est une bonne équipe, ça ne m’inquiète pas. Je sais aussi que je vais tout avoir à ma disposition côté sanitaire et que tout va être bien installé », conclut Catherine Larouche.