Pendant que ceux qui se sont présentés en personne au pavillon Roger-Bédard du parc Daniel-Johnson (photo) ont pu procéder sans trop de problème, l’attente était longue et les bogues ont été nombreux à l’ouverture du site d’inscription au camp de jour de Vie culturelle et communautaire Granby, jeudi après-midi.
Pendant que ceux qui se sont présentés en personne au pavillon Roger-Bédard du parc Daniel-Johnson (photo) ont pu procéder sans trop de problème, l’attente était longue et les bogues ont été nombreux à l’ouverture du site d’inscription au camp de jour de Vie culturelle et communautaire Granby, jeudi après-midi.

Camp de jour à Granby: le système d’inscription connaît des ratés

De nombreux parents de Granby étaient en colère, jeudi, alors que le système d’inscription en ligne au camp de jour municipal a connu des ratés. Plusieurs redoutaient notamment de ne pas pouvoir réserver une place à temps pour leur enfant.

L’attente était longue à l’ouverture du site internet, à midi, et pendant plusieurs heures des internautes ont vu leur transaction s’annuler à la toute fin — et renvoyée au début de la procédure — à cause d’un bogue informatique.

Ceux qui se sont présentés en personne au pavillon Roger-Bédard du parc Daniel-Johnson ont toutefois pu faire leur inscription sans problème. Or, la Ville recommandait d’utiliser internet, un moyen qualifié de «plus rapide, efficace et sécuritaire».

«Très décevant comme service», écrit Alexandre Désilets sur la page Facebook de Club vacances jeunesse, le camp de jour de la Ville de Granby. «Allez payer en ligne, qu’ils disaient, ça va être plus rapide, qu’ils disaient...», ajoute avec dérision Andréeanne Daigle.

«Grosse perte de temps et du stress au travail, pour finir qu’on va stresser tout l’été parce qu’on a perdu notre place», se désole pour sa part Amélie Harrisson.

«J’avais huit minutes encore pour faire mon inscription et finalement le système m’a sorti, dit Bruno Hiver. C’est vraiment pas drôle. Je suis passé de 36e, à erreur système, à être capable de me connecter puis à me faire sortir du système à l’étape du panier.»

Bianca Hannon, de son côté, s’est dit «vraiment déçue du fonctionnement, j’ai passé 45 minutes en ligne à cliquer ici et là pour me faire toujours recommencer, j’ai même tenté d’appeler avec deux lignes différentes, sans succès, j’ai laissé un message pour me faire dire de me présenter en personne... Ha ha ha, je travaille.»

Pour Béatrice Bertolini, c’est «très frustrant de voir que c’était une situation prévisible (fort achalandage sur le site) et clairement les mesures n’ont pas été prises pour favoriser le bon fonctionnement». 

«À chaque année c’est stressant parce que c’est la course pour avoir le peu de place [disponible], tout ça pour que ça bogue, c’est n’importe quoi. J’ai réussi à en inscrire une sur deux», déplore Christina Therrien.

«Période de rodage»

À la Ville, on se dit désolé des problèmes occasionnés par l’implantation d’une nouvelle plateforme d’inscription appelée IC3. 

L’achalandage important connu sur l’heure du midi explique la défaillance observée, dit Patrice Faucher, directeur du Service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire.

«À chaque nouvelle installation d’une plateforme, on fait des tests, mais on n’a pas pu la tester avec 350 personnes en même temps. Il y a une période de rodage à chaque implantation d’un nouveau système. On est à la merci d’une technologie qui n’est pas sans risque. Gérer le volume, ça se fait par essais et erreurs.»

M. Faucher indique que les bogues se sont résorbés peu à peu en cours d’après-midi, et rappelle que les gens avaient aussi l’option de se présenter en personne au pavillon Roger-Bédard.

Lors de notre entretien, à 15h jeudi, il mentionne qu’il reste encore de la place au camp de jour. Mais à 16h50, Vie culturelle et communautaire Granby a indiqué sur sa page Facebook que tous les groupes-écoles étaient désormais complets. L’heure d’accès pour les résidants des municipalités environnantes était fixée à 17h.

Des places pourraient se libérer; les parents qui les lorgnent doivent s’inscrire à une liste d’attente en appelant Vie culturelle et communautaire.

«On n’est pas contents de la situation, on comprend les parents et on est désolés», dit Patrice Faucher. Il souligne que «les ajustements seront faits» à la prochaine période d’inscription, cet automne. «On apprend de cette expérience et on revoit les paramètres d’achalandage.» 

Afin de respecter les directives de santé publique, le camp de jour de la Ville de Granby accueille cette année 800 plutôt que 1000 enfants âgés de 5 à 14 ans.