Jacques Laurin occupe la direction générale de la Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska depuis le 4 septembre dernier.

Caisses Desjardins Granby-Haute-Yamaska: un DG qui mise sur la proximité

Le nouveau directeur général de la Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska aime être en contact avec les membres et les employés de l’institution financière. À preuve, Jacques Laurin a mis une croix sur son bureau du cinquième étage pour s’installer au rez-de-chaussée, près de la réception.

« Mon bureau est situé à côté de l’ascenseur. On a fait enlever le givrage sur les vitres. L’objectif, c’est d’avoir une meilleure connexion avec les gens qui viennent visiter la Caisse, d’observer ce qu’il se passe et de prendre la mesure de ce qu’on fait », a récemment laissé tomber M. Laurin dans un large sourire.

En poste depuis un peu plus de cinq mois, celui-ci a succédé à Serge Laflamme, qui a pris sa retraite après avoir dirigé la Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska durant sept ans. Jacques Laurin était auparavant directeur général de la Caisse de Sainte-Foy, mais il gravite dans le giron de Desjardins depuis 33 ans, où il dit avoir exercé tous les métiers, dont celui de caissier, alors qu’il était étudiant au cégep de Trois-Rivières, ville dont il est originaire.

Changer l’emplacement de son bureau a ainsi été un de ses « premiers réflexes » lorsqu’il est entré en poste à Granby, raconte-t-il. « J’ai toujours travaillé, comme directeur général, à être proche des membres et des employés », dit Jacques Laurin.

Une préoccupation qui, visiblement, continue à l’animer. Tout comme le désir que l’institution financière demeure « pertinente » et « numéro un dans le cœur des gens », malgré les changements avec lesquels elle a dû et continue à composer à travers les époques.

Réflexion

C’est notamment dans cette optique qu’une réflexion est réalisée sur le positionnement géographique de la Caisse. « On est en analyse pour voir quels seront les axes de circulation et de consommation les plus importants sur le territoire. On veut voir le taux d’utilisation des équipements versus certains lieux où on n’est pas présent, comme dans le secteur de la rue Principale et de la route 139, où il commence à y avoir de grandes surfaces. On veut voir si certains lieux seraient plus pertinents que les endroits que nous occupons. L’idée, ce n’est pas d’en avoir moins, mais d’être mieux placé », souligne le directeur général de 53 ans.

La réponse à ces questions ne sera pas apportée tout de suite. Mais l’analyse est en cours, affirme M. Laurin.

La Caisse est aussi bien engagée dans l’incontournable virage numérique des services. « Il y a presque 97 % des gens qui transigent maintenant sur le web ou une plate-forme électronique. Donc, quand ils viennent dans une caisse, on comprend qu’il faut de plus en plus être pertinent et en mesure de les servir de façon adéquate. On travaille à bonifier notre façon de faire pour répondre à leurs besoins », note le DG.

Selon lui, des démarches sont aussi en cours pour numériser 100 % des documents à l’interne. L’objectif : être en mode « zéro papier ». « C’est pour faire en sorte que non seulement on soit plus environnemental, mais, surtout, qu’on ait une façon de travailler plus légère, qui nous permette de passer plus de temps au quotidien avec les personnes », dit Jacques Laurin.

Dynamisme

Le gestionnaire, qui était à la recherche d’un nouveau défi professionnel au sein du regroupement Desjardins, affirme, pour son plus grand plaisir, avoir découvert à son arrivée en poste « une région hyper ouverte, positive et dynamique ».

La Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska est par ailleurs une des plus importantes du mouvement, avec pratiquement six milliards de dollars de volume d’affaires. « Arriver dans une caisse qui est en santé, ça donne une bonne capacité de propulsion pour faire les transformations afin qu’elle soit pertinente dans le futur », estime Jacques Laurin.

Celui-ci laisse d’ailleurs savoir que les résultats financiers de l’année 2018 qui seront présentés aux membres, lors de l’assemblée générale annuelle, en avril prochain, sont « très bons ». « Je pense que les gens vont être très contents », dit-il.