Une pétition pour la sauvegarde de la succursale de Postes Canada, regroupant près de 300 noms, devrait être déposée lundi à la séance du conseil.

Bureau de poste à Adamsville: des solutions sont sur la table

Après avoir perdu il y a quelques années leur succursale Desjardins, les citoyens du secteur Adamsville à Bromont se mobilisent pour éviter que leur bureau de poste subisse le même sort. Une pétition circule en ce sens depuis quelques jours. Le document regroupant des centaines de noms doit être déposé lundi lors de la séance du conseil de Bromont. Les élus pourraient d’ailleurs trancher le soir même à propos des solutions envisagées pour dénouer l’impasse.

« Il est minuit moins une », a imagé le conseiller municipal du district Adamsville, Marc-Édouard Larose. « Ce n’est pas que Postes Canada veut fermer sa succursale. Mais il faut un local. Celle qui s’occupe du bureau veut garder son emploi, alors elle a cherché un nouvel endroit pour continuer à offrir le service. Mais ça n’a rien donné de concret jusqu’ici. Le hic dans tout ça, c’est qu’elle doit donner une réponse au sujet de son loyer actuel d’ici le 15 juin. La Ville et les élus sont dans le dossier pour trouver une solution. Les citoyens ont très peur de perdre leur point de service. On se rapproche de 300 noms pour la pétition. Le message est assez clair. »

Le maire de Bromont, Louis Villeneuve est catégorique dans ce dossier : « pas question de priver les citoyens d’Adamsville de leur bureau de poste ».

En fait, selon nos informations, le loyer est actuellement de 200 $. Il n’y aurait pas eu d’augmentation depuis près de 10 ans. Toutefois, des rénovations doivent être effectuées au cours des mois à venir, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du dépanneur abritant le bureau de poste. Si le bail est renouvelé, la facture mensuelle dudit bureau passerait à 500 $. Informations qu’a corroboré Isabelle côté, copropriétaire du commerce avec son père et son frère. « Le loyer inclut le chauffage, l’électricité et le stationnement. On a envoyé une lettre à Postes Canada il y a près de deux mois demandant de s’engager pour cinq ans avec le bureau, mais ils ne nous répondent pas. On fait des rénovations majeures, alors on ne peut pas investir autant sans avoir de garanties », a-t-elle expliqué.

De son côté, la responsable du bureau à Adamsville, Delphine Richer, n’a pas voulu commenter le dossier, nous invitant à communiquer avec Postes Canada. Or, il n’a pas été possible d’obtenir vendredi les propos d’un porte-parole de l’organisation. Notons que, selon nos renseignements, Mme Richer reçoit des allocations de la société d’État pour gérer la succursale. Parmi ses obligations figure le fait de trouver un local pour y mener les opérations.

Solutions
Marc-Édouard Larose a évoqué vendredi en entrevue que deux options sont en tête de liste pour garder le bureau de poste. La première consiste à ce que la municipalité acquitte une partie de la hausse de loyer pour maintenir le point de service dans le dépanneur. À ce chapitre, la copropriétaire du dépanneur a indiqué à La Voix de l’Est être ouverte à ratifier une entente de trois ans avec la municipalité. « Je souhaite vraiment que l’on en vienne à un accord, a-t-elle dit. Je suis tout à fait pour le maintien du bureau de poste chez nous. C’est un plus pour la communauté. »

La seconde propose le déménagement du bureau dans le centre communautaire. Une option viable à long terme selon le conseiller municipal. « Le centre communautaire n’est pas utilisé au maximum de sa capacité. [...] Les activités culturelles ne seraient pas vraiment affectées par la présence d’un bureau de poste. Je ne rejette pas du tout cette solution. D’ailleurs, j’ai hâte de voir la vision de mes confrères dans le dossier lundi », a-t-il fait valoir.